« Malgré tout ce qui m’a été dit et raconté de Londres, de Naples, de Constantinople et même de Calcutta, après une sincère comparaison de tous ces récits avec mes lectures, je suis et demeure persuadé qu’il y a certainement de plus belles et de plus grandes villes que Paris ; mais, en revanche, je suis intimement convaincu qu’il n’en est pas de plus curieuse.
Remarquez que nous ne parlons ni de Pékin, ni de Tombouctou, ces villes pour lesquelles les voyageurs réservent toutes les (…)
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Alex. Privat d’Anglemont
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Essai sur les enseignes, par Alexandre Privat d’Anglemont - 1850
17 mai 2012, par Léon la Lune -
La calotte rouge de Privat d’Anglemont
16 mai 2012, par Léon la LunePrivat d’Anglemont, ce fouilleur intrépide des petits recoins de la vie parisienne, fit subir une mystification fort innocente à l’apôtre Jean Journet.
Privat avait la plus grande envie d’être complètement initié aux doctrines de l’apôtre. Malheureusement celui-ci vivait fort retiré et ne s’ouvrait pas volontiers au premier venu. La tenue pittoresque de Privat ne lui garantissait même pas ce petit accueil qu’on fait dès l’abord à tout homme bien vêtu.
Mais il n’était pas homme à (…) -
Balzac, Dumas et Privat d’Anglemont à l’Ecole de natation
24 avril 2012, par Léon la Lune...« C’est enfin Alexandre Privat d’Anglemont, un nom aussi obscur en dehors des cercles littéraires qu’il était connu parmi les artistes et les gens de lettres. Privat était un de ces écrivains qui n’écrivent pas, ou du moins qui n’écrivent guère, et c’est tout au plus si, dans l’espace de vingt ans, il a produit, en articles détachés, la valeur de deux ou trois volumes , parmi lesquels surnage un curieux petit in-32 intitulé les Industries inconnues.
Né à la Guadeloupe, possesseur d’un (…) -
La voyante de Privat d’Anglemont, de Gerard de Nerval et du Vicomte de Caston
20 avril 2012, par Léon la Lune[|
La sybille de l’échafaud, par Alfred de Caston [1]
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« Je me trouvais en voiture avec Privat d’Anglemont.
Tout à coup, une de ces idées bizarres, comme il en vient aux malades, traversa la tête de mon ami.
-- Sais-tu tirer les cartes ? me demanda-t-il.
-- Ma foi non répondis-je.
-- Ah ! tant pis.
-- Pourquoi cela ?
-- Parce que, me dit Privat, j’ai une envie folle de me les faire tirer. Tiens, ajouta-t-il, si tu étais bien aimable, tu viendrais avec moi je connais une (…) -
Le galion de Privat d’Anglemont - Souvenirs de Théodore de Banville - 1882
18 avril 2012, par Léon la Lune« Privat d’Anglemont, un des parisiens restés légendaires, a été très mal connu, parce que tout en lui était invraisemblable. Quand je le vis pour la première fois, en 1841, c’était un très beau jeune homme, grand, svelte, élancé, aux traits réguliers et d’une distinction parfaite. Il avait du sang mêlé dans les veines ; cependant ses mains , sur lequel courait une barbe légère, étaient extrêmement blancs, et ses yeux couleurs d’or contrastaient bizarrement avec sa longue chevelure crépue, (…)
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Le père Gras-Boyau - Alex. Privat d’Anglemont - 1849
9 avril 2012, par Léon la Lune« Tous ceux qui ont flâné dans Paris ont connu le père Gras-Boyau, le doyen des avaleurs, cet étrange vieillard au masque si comique, descendant direct d’une des premières familles de France, et le plus intrépide avaleur d’échelle et mâcheur d’étoupes enflammées de toutes les places du monde. A soixante-dix-sept ans, cet habile équilibriste exécutait encore sur les quais et au carrefour de l’Observatoire, la périlleuse danse des œufs, les yeux bandés, sans en fêler un seul pour l’omelette de (…)
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Le testament de Privat d’Anglemont - 1859
8 avril 2012, par Léon la Lune« En 1856, un soir, en sortant d’un théâtre du boulevard du Temple, il était arrêté par des rôdeurs de nuit, qui, le prenant, les imbéciles ! pour un capitaliste, le renversèrent, le rouèrent de coups et le laissèrent pour mort. – On dut le transporter à l’Hôtel-Dieu, où il fut trois mois à se remettre.
Un autre soir, en descendant le trottoir, près du faubourg Montmartre, il se cassa la jambe et dut aller, pendant trois mois encore, à l’hôpital mais, cette fois, à Saint-Louis.
Un (…) -
Alexandre Privat d’Anglemont par Firmin Maillard, Les derniers Bohèmes - 1874
6 avril 2012, par Léon la Lune"Le 18 juillet 1859, je recevais de mon ami Horace, alors interne à la maison municipale de santé du faubourg Saint-Denis, ces deux mots : Si tu veux voir une dernière fois Privat, hâte toi, il n’est que temps. Dis-le à Duchesne.
Privat est beaucoup trop connu pour que je m’étende longuement sur ce singulier personnage, un des bohèmes qui ont eu le plus de couleur, de relief, d’originalité. Son beau temps, son Louis XIV, comme il disait avait été de 1835 à 1848 ; quand je connus Privat, (…)