Au premier abord, ce n’est rien qu’un cabaret vulgaire, un simple débit de consolation, dans le genre de ceux dont la place Maubert et ses environs sont émaillés. L’égout passe devant la porte, — l’égout de la rue de la Bûcherie et de la rue des Grands-Degrés, — à l’endroit même où fut brûlé le savant Etienne Dolet, il y a trois cent dix-sept ans, François Ier régnant.
Au second abord, c’est encore un cabaret, et, si vous n’étiez pas un peu initié à cette Dionysie, vous resteriez des (…)
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Rades, guinches, tapis francs, cabermuches, empoisonneurs patentés, etc,.
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Le bal de la Cave - 1864
10 février 2013, par Léon la Lune -
Le cabaretier-prophète de la rue Neuve-Saint-Augustin - XVIIème siècle
12 janvier 2013, par Léon la LuneS’il vous arrive, par hasard, de traverser la rue Neuve-Saint-Augustin, à la hauteur de la rue Louis-le-Grand, veuillez lever les yeux au-dessus de la grille traditionnelle de la boutique du marchand de vins du coin, et vous pourrez lire l’inscription suivante écrite en grosses lettres qui sont, pour le modeste établissement, de véritables lettres de noblesse :
Maison fondée en 1635.
J’ai longtemps cherché pour découvrir, sous la poussière des vieux bouquins, le nom sous lequel cet (…) -
Une visite à la mine à poivre - 1870
20 novembre 2012, par Léon la LuneLes assommoirs sont des mines à poivre, ou boîtes à poivre ; un des grands assommoirs, chaussée Ménilmontant, est cependant qualifié du titre de mine à poivre.
Une visite dans cet établissement et la reproduction de quelques conversations nous montreront les occupations les plus communes des habitués, et permettront d’apprécier les fâcheuses conséquences que le travailleur y puise.
Les jours les plus propices sont le lundi et le mardi. Vous entrez, en face du long comptoir, les sublimes (…) -
Le bouillon Duval - 1889
6 octobre 2012, par Léon la LuneLe nom de Duval le boucher qui sous le deuxième Empire eut l’idée d’ouvrir un restaurant clair, bien tenu et à cuisine sans reproches, est connu partout. Actuellement, la compagnie des bouillons Duval possède deux hôtels, et 33 restaurants disséminés dans les divers quartiers.
Le système de contrôle et de paiement de ces maisons est le suivant : lorsqu’on entre, un employé vous tend une carte de comptabilité, on s’asseoit à une table de marbre blanc. La bonne (une chanson a célèbré ses (…) -
Le bal des auvergnats - 1878
19 septembre 2012, par Léon la LuneQue d’anecdotes sur les Auvergnats ! Ils servent de tètes de Turc à toute la presse humoristique. Le Français, né malin, sacrifie tout à l’esprit. Il faut une cible à ses traits : il vise d’honorables compatriotes dont le nom seul, on ne sait pourquoi, chatouille la rate du dandysme parisien. Il ridiculise les descendants de ces fiers Avernes, qui furent les premiers soldats de la famille celtique, eurent pour génie la Liberté : Averni liberi, et fournirent à la Gaule un grand général contre (…)
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Les Bals publics - 1857
13 août 2012, par Léon la Lune« Jeudi, dimanche et jours de fête, prix d’entrée, pour un cavalier, 50 centimes ; entrée libre pour les dames ; l’orchestre sera dirigé par le célèbre Gratouillard ; une mise décente est de rigueur. »
À toutes les barrières, dans toutes les banlieues qui environnent ce pauvre Paris, qui n’en peut mais, vous rencontrerez, placardée aux murs, entre une annonce du docteur Charles Albert et une récompense honnête pour bouledogue perdu, celle affiche, entourée de fleurs, et peinte en couleurs (…) -
Les bals auvergnats - 1922
3 août 2012, par Léon la LuneLa rue de Lappe est, près de la Bastille, une rue absolument auvergnate. Tous les chaudronniers, les ferronniers du Massif Central s’y donnent rendez-vous, et dans chaque boutique si on n’y vend de la ferraille on y trouve des salaisons du pays, qui donnent faim rien qu’à les voir pendues aux étalages, près des grosses miches de pain bis. Il y a aussi bien entendu beaucoup de marchands de vin, un des côtés de la rue leur appartient, les Auvergnats sont de rudes buveurs. C’est là que le soir (…)
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Un café athlétique - 1898
17 juillet 2012, par Léon la LuneL’autre jour quelqu’un me dit :
-- Voulez-vous voir une des curiosités les plus originales du Paris inconnu, j’entends inconnu des boulevards, allez près de la place de la Nation au n°23 de la rue des Boulets, et entrez dans un petit café, à devanture très modeste, tenu par Noël, dit le Gaulois. Sur le comptoir vous déposerez 30 centimes et demanderez à pénétrer dans l’arrière-boutique. Là vous verrez, vous écouterez. Que verrai-je ?
-- Une grande salle formant un quadrilatère allongé, (…) -
Le bal du 15 de la rue des Vertus - 1922
2 juillet 2012, par Léon la LuneOn est pris, sitôt entré, par une atmosphère de gaieté et de mouvement. La salle étroite d’abord s’élargit pour faire de la place aux danseurs, comme une tige porte une fleur épanouie. Cette fleur est la salle de danse. Des glaces en couvrent les murs, tandis que là on voit la décoration faite de panneaux d’un art assez banal représentant soit des balustres et des fleurs, soit des scènes Louis XIII. L’orchestre se compose d’un accordéon et d’une guitare, et le guitariste est assis sur la (…)
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Les anciens bals de Montmartre - 1922
23 juin 2012, par Léon la LuneMontmartre était plus riche en bals autrefois qu’il ne l’est aujourd’hui. Il est vrai que dans les restaurants de nuit de la place Pigalle, on danse autant qu’on boit. Les grands bals du quartier sont restés ; nous avons parlé de l’Élysée-Montmartre, de Tabarin et du Moulin de la Galette, le Moulin-Rouge rouvre ses portes et le Coliséum continue sa carrière assez terne.
Mais autrefois, il y avait bien d’autres bals que ceux-là. Il y avait la Boule Noire, à la place où est à présent la (…)