« A l’autre extrémité de la rue Berger, il existe encore un petit marché de légumes dans le pavillon formant angle sur la rue Pierre-Lescot. Il est d’ailleurs peu achalandé et les places qu’il contient ne sont guère recherchées.
La Ville les loue plutôt à des marchands de graines et de légumes secs, et même à des commerces absolument étrangers à l’alimentation. C’est là aussi que s’exerce l’industrie des bijoutiers, qui a succédé à l’invention légendaire de l’azard de la fourchette.
Leur (…)
Accueil > Petits métiers des rues de Paris
Petits métiers des rues de Paris
-
Les bijoutiers des Halles - La mère Jadis - 1888
8 mai 2012, par Léon la Lune -
Chonmoru, bouquiniste excentrique - 1893
7 mai 2012, par Léon la Lune« En été, le citoyen Chonmoru se coiffe d’un béret rouge et en hiver d’une toque de loutre. Sa longue chevelure jaune est rattachée en forme de chignon derrière la tête par une faveur blanche ou bleue. Sa barbe, en broussaille, est jaune aussi. Ses longues dents, que le rictus de deux grosses lèvres laisse le plus souvent à découvert, sont jaunes.
Cette figure de jaunisse est percée, comme par une vrille, de deux trous où clignotent et s’agitent deux petits points d’un bleu pâle qui sont (…) -
De quelques petits commerces du Palais-Royal en 1806
27 avril 2012, par Léon la LuneLe café des Aveugles Au Palais-Royal, sous le café Italien
« Il y a dans ce café un grand orchestre composé d’aveugles, parmi lesquels se trouve un assez bon violon, et une femme qui crie du haut de sa tête au lieu de chanter, et à laquelle on est souvent obligé de demander la sourdine.
Ce café n’ouvre qu’à cinq heures. C’est le rendez-vous de toutes les filles du jardin et de celles du perron : les habituées y ont tous les jours leur demi-tasse gratis. Il est divisé en vingt petits (…) -
Les hirondelles - 1899
17 avril 2012, par Léon la Lune« Les « trucs » dont se servent les agents des mœurs pour arrêter les hirondelles sont parfois amusants.
Il y a quelque temps le Préfet de police a reçu d’un « groupe de pères de famille » du quartier Saint-Georges une plainte dénonçant les agissements scandaleux d’une certaine Maria dite « Fesse en l’Air », hirondelle de la pire espèce racolant du matin au soir par la fenêtre de son logement de la rue La Rochefoucauld.
Maria était insatiable. Tout lui était bon : hommes mariés, vieux (…) -
L’éleveuse de fourmis, le marchand d’asticot, les écosseuses de pois et les cuiseuses d’artichauts - 1882
16 avril 2012, par Léon la Lune« Je ne peux pas rééditer l’admirable série de Privat d’Anglemont : Les Métiers inconnus. Pourtant il est quelques industries étranges qu’il est bon que je décrive.
Par exemple, tenez, avez-vous jamais entendu parler des éleveuses de fourmis ?
C’est cependant une profession et je connais une jeune femme, répondant au doux nom de Blanche, qui l’exerce. Elle a l’aspect terrible ; sa figure et ses mains sont tannées comme si elles avaient été préparées par un habile ouvrier en peau de (…) -
Le père Lazare, camelot des Halles - 1888
16 avril 2012, par Léon la Lune« A côté des Halles, une autre population vit, composée d’éléments les plus hétéroclites, qui gravitent autour des Halles comme des frelons autour d’une ruche ; vendeurs de journaux, camelots les plus divers dont le nombre s’accroit de jour en jour, marchands de gâteaux, qui, par leurs appels et leurs exclamations, augmentent dans une large proportion le brouhaha des pavillons.
Quand ils se sont époumonés à crier leur marchandise, les uns et les autres vont se désaltérer à la marchande de (…)