Elles disparaissent, et cependant elles ont beaucoup récréé nos pères et fait la fortune d’un grand nombre de commerçants.
Il y a à peine un siècle, il n’était pas rare de trouver dans une enseigne un bon mot, un rébus, une pointe, une épigramme.
On a conservé le souvenir de ces rébus-enseignes :
A la Roupie ( une roue et une pie) ; A l’Assurance (un A au-dessus d’une anse) ; Au Puissant Vin (un puits sans vin) ; Au Bout du Monde (un globe terrestre sur un bouc) ; Au Bon Coing (…)
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Légendes des rues de Paris
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Sur les enseignes - 1880
3 février 2013, par Léon la Lune -
Histoire de Jourdain de Lisle, mauvais garçon - XIVème siècle
2 janvier 2013, par Léon la LuneAu quatorzième siècle, un malfaiteur de bonne maison, nommé Jourdain de Lisle, s’avisa de devenir le chef d’une bande de larrons, mauvais garçons et meurtriers. Jourdain de Lisle se mit bravement à commettre des crimes de toutes les sortes, des vols, des assassinats, des sacrilèges, des esforcements de femmes et de vierges : grâce à l’intervention du prévôt de Paris, le Châtetet ne voulut pas connaître de dix-huit crimes dont le moindre aurait valu à tout autre criminel une mort ignominieuse (…)
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La femme au perroquet - 1868
26 décembre 2012, par Léon la LuneEn 1866, à l’Exposition de peinture, dans le salon d’honneur, une toile de Courbet, représentant une femme admirable et admirée, attirait tous les regards. Chacun s’extasiait devant le talent du peintre, devant la perfection de l’œuvre. Cette femme était couchée sur une robe grenat recouverte de dentelles noires. Cette toile était le triomphe de la matière sur l’idéal, en un mot l’apothéose de la chair.
Cette toile se nommait sur le livret : la Femme au perroquet. Elle restera légendaire. (…) -
Les sentiments d’un insurgé - 1848
21 décembre 2012, par Léon la LuneParoles de M. Apollinaire Catala, Ouvrier Menuisier
Air de ta Lionne, ou de Vive Paris
Mais pourquoi donc toutes ces barricades, Pourquoi ces cris, ces lugubres tambours ; Au loin, j’entends, j’entends les fusillades, Et le canon démolir nos faubourgs. Nous battre ainsi, quand nous sommes tous frères ! Loin de montrer tant d’inhumanité, Secourons-nous et soyons tutélaires, Voilà le but de la Fraternité ! Tous les ouvriers ne sont point communistes, De dons si purs ne viennent (…) -
Les pastoureaux - 1320
30 novembre 2012, par Léon la LuneDans les circonstances ordinaires, le grand Châtelet n’était guère défendu que par les archers de la prévôté, avec de bien faibles moyens de résistance ; aussi, fut-il souvent envahi par les flots de l’insurrection populaire.
Guillaume de Nangis nous a conservé le souvenir de la prise du grand Châtelet par les pastoureaux, en 1320 :
« Tout à coup éclata, sans qu’on s’y attendît, un mouvement d’hommes impétueux comme un tourbillon de vent ; un ramas de paysans et d’hommes du commun, en (…) -
Quelques maisons de rendez-vous parisiennes - 1893 - Trottoirs et lupanars
25 novembre 2012, par Léon la Lune— Rue d’Isly, la patronne porte un nom noble, ses pensionnaires lui donnent du DE gros comme le bras. Madame de par-ci, madame de par-là ; à force, elle a fini par croire que c’est arrivé. La première lettre de son nom suit celle que porte l’omnibus qui va de l’hôtel de ville à Plaisance. Elle n’est pas sans esprit, elle a choisi la rue d’Isly en souvenir de la célèbre bataille gagnée par le maréchal Bugeaud en Afrique ; elle a eu raison, car chez elle il s’en livre, de rudes batailles.
Il (…) -
Débauche de deux écclésiastiques - 1760
12 novembre 2012, par Léon la LuneProcès-verbal qui constate la débauche du sieur Louis-Michel Charle, prêtre, vicaire de Clichy-la-Garenne, trouvé avec des femmes de prostitution dans ledit cabaret où il soupoit. Du 21 juillet 1760. (commissaire Grimperel. Marais, inspecteur.)
L’an mil sept cent soixante, le lundi vingt-un juillet à minuit et demi, nous Michel-Martin Grimperel, avocat en parlement, conseiller du roi, commissaire au châtelet de Paris, en exécution des ordres à nous adressés par M. le lieutenant-général de (…) -
Le maquilleur de brêmes - Conseils aux gens crédules - 1849
10 novembre 2012, par Léon la LuneUn de ces batteurs de pavés dont Paris fourmille, et qui ne sachant jamais en se levant aux dépens de qui ils passeront la journée, finissent toujours par la passer, et la passer douce.
Léon Moland flânait le long des quais, aux environs des nouvelles constructions de l’Hôtel-Dieu, lorsqu’il avisa un jeune campagnard qui, la bouche béante et les yeux ouverts en porte cochère, regardait, en paraissant s’extasier, les maisons nouvelles, les ponts suspendus et le panache enfumé des paquebots (…) -
Les chats du feu de la Saint-Jean
2 novembre 2012, par Léon la LuneSuivant un ancien usage, on suspendait à l’arbre du feu de la Saint-Jean, que l’on dressait sur la place de Grève, un tonneau, un sac ou un panier rempli de chats. On lit dans les registres de la ville de Paris :
« Payé à Lucas Pommereux, l’un des commissaires des quais de la ville, cent sous parisis pour avoir fourni, durant trois années finies à la Saint Jean 1573, tous les chats qu’il falloit audit feu, comme de coutume, et même pour avoir fourni, il y a un an, où le roi y assista, un (…) -
La confrérie de Saint-Nicolas - Saint Landry - La tour de Dagobert
25 octobre 2012, par Léon la LuneL’îlot de la Cité — et il en fut de même sur plusieurs fleuves et lacs de la Gaule — devint un sanctuaire ayant son autel vers le levant, à la croupe orientale, et comme sur la poupe même du vaisseau, qu’il protégeait. La grande Isis, cette divinité mystérieuse et universelle qui, sous des noms différents, se retrouve partout avec ses prêtres et son culte, en était la déesse.
Les fêtes d’Isis étaient célébrées à Lutêce avec le même rite qu’en Orient ; la barque sacrée glissait sur une des (…)