[|Dissertation sur la veritable origine des Moulins à barbe, contre l’opinion erronée, repandue depuis peu dans le public, quy en attribue l’invention à un mechanicien anglois, quoyque sa veritable origine constante soit de France, et même dans l’un des plus fameux fauxbourgs de Paris.|]
La nouveauté plait extrêmement en France ; mais de quelque genre qu’elle soit, tant dans les sciences, les arts, les machines, que les spectacles, etc., elle plait infiniment davantage quand elle prend ou (…)
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Curiosités littéraires, infernales et pittoresques
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Dissertation sur la veritable origine des Moulins à barbe - 1749
17 juin 2012, par Léon la Lune -
Le diable du musée de Cluny - XVIème siècle
12 juin 2012, par Léon la Lune« Le musée de Cluny garde et a raison de ne pas montrer au public un « objet de curiosité » très-effrayant.
C’est un meuble du seizième siècle, en forme de buffet ; il vient d’un couvent de femmes, et les armes d’Urbino — le dextrochère et la fleur de lis — sont sculptées au couronnement. Un panneau, sur lequel est peint le Christ ceint d’épines, s’abat subitement et l’on voit apparaître un diable de grandeur naturelle, horrible, crépu, cornu, roulant des yeux furieux, tirant une langue (…) -
Avis concernant les personnes noyées qui paroissent mortes, & qui ne l’étant pas, peuvent recevoir des secours pour être rappelées à la vie - 1772
9 juin 2012, par Léon la Lune[|De Par les Prévôts des Marchands, et Échevins de la Ville de Paris.|]
Les Prévôts Des Marchands, & Échevins de la Ville de Paris, instruits des succès multipliés qu’ont eu diffèrens moyens pratiqués pour secourir les Personnes noyées que l’on a retirées de l’eau, s’empressent de les indiquer à leurs Concitoyens. Renouvelant, en tant que de besoin, un premier Avis qu’ils avoient donné à ce sujet en 1740, imprimé & distribué de nouveau en 1759, & récemment en 1769.
Ils se (…) -
La peau humaine - 1888
26 mai 2012, par Léon la Lune« On a dit que les hommes de la Convention, pour mieux tirer parti de l’échafaud, avaient établi au château de Meudon une tannerie de peau humaine ; mais une certaine affiche, invoquée à l’appui de cette opinion, parait avoir été tout simplement l’œuvre personnelle d’un journaliste du nom de Galetti, dans lequel on ne peut avoir aucune confiance.
On trouvera le résumé de toutes les suppositions et de tous les renseignements à ce sujet dans différentes notices publiées par la Revue, (…) -
Le marquis de Bacqueville, ses chevaux, son or, sa tête, ses aîles
18 mai 2012, par Léon la Lune« Jean-François Boyvin de Bonnetot (1688-1760), marquis de Bacqueville, officier général, si connu à Paris par la folle idée qu’il eut de se construire des ailes à ressort, avec lesquelles il prétendait traverser la Seine, et qui ne servirent qu’à lui faire casser la cuisse, par sa chute sur un bateau de blanchisseuses, a donné depuis des marques d’aliénation bien évidentes. Il s’était persuadé qu’il serait possible de vivre sans manger. Mais, avant de s’assujettir lui-même à ce nouveau (…)
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Le médecin parisien d’Asker-Khan, ambassadeur persan en France sous Napoléon Ier
17 mai 2012, par Léon la Lune« Asker-Khan, ambassadeur persan venu en France sous Napoléon Ier, se sentant malade depuis plusieurs jours ordonna qu’on fit venir M. Bourdois, l’un des plus habiles médecins de Paris, dont il connaissait le nom, ayant toujours soin de s’informer de toutes nos célébrités dans tous les genres. On s’empresse d’exécuter les ordres de l’ambassadeur ; mais, par singulière méprise, ce n’est pas M. le docteur Bourdois qu’on prie de se rendre auprès d’Asker-Khan, mais le président de la cour des (…)
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Le chien qui aboie faux
17 mai 2012, par Léon la Lune« Rameau, rendant visite à une belle dame, se lève tout à coup de dessus sa chaise, prend un petit chien qu’elle avait sur ses genoux, et le jette subitement par la fenêtre d’un troisième étage. La dame épouvantée : « Eh ! que faites-vous, monsieur ! — Il aboie faux, » dit Rameau en se promenant avec l’indignation d’un homme dont l’oreille avait été déchirée. »
Louis-Sébastien Mercier, Tableau de Paris - 1781 -
Les musiciens de Montmartre, par Erik Satie - 1900
14 mai 2012, par Léon la Lune« On me reprochera d’être bref, cela m’est égal.
Il y a deux ou trois cents ans, bien peu des musiciens actuels de la Butte existaient, leur nom était ignoré du gros public, et même du mince. Tout cela a bien changé, surtout — semble-t-il — depuis ces dix dernières années.
J’aurais voulu, au moyen d’usages talismaniques, hors de la portée des brucolaques, accomplir, au moins une fois, ce qui fut toujours mon plus grand désir : l’exécution d’un passage commémoratif pavoisant les musiciens (…) -
La magicienne Marguerite de Belleville - 1319
2 mai 2012, par Léon la Lune« ...A ces cris qui peignent le tumulte de Paris, aux rues puantes, étroites tortueuses de cette ville, joignons quelques traits qui caractérisent la déraison, les croyances de ses habitants à l’égard des opérations magiques.
Philippe-le-Long, dans une lettre adressée au comte de Nevers, le 6 octobre 1317, lui recommande la punition promote et sévère d’un nommé Hugues de Boisjardin, écuyer, qui s’était réfugié dans son comté : ce gentilhomme, suivant cette lettre, « tant par invocation et (…) -
Charles Lefeuve : Paris rue par rue, maison par maison - 1875
28 avril 2012, par Léon la LuneCharles Lefeuve (1818-1882)
Un homme vient de mourir à Nice, un homme de lettres, Charles Lefeuve, qui s’était attelé seul à un labeur surhumain. Il avait entrepris d’écrire une à une, non seulement l’histoire de toutes les rues de Paris, mais encore l’histoire de toutes les maisons. Vous figurez-vous une tâche semblable ? Piganiol de la Force, Sauval, Saint-Foix, Dulaure, Mercier n’auraient pas oser la rêver. Et lui, l’humble Charles Lefeuve, isolé, sans prestige, sans antécédents (…)