Le plus grand danger qui menace incessamment les voitures de poids et de mince volume est sans contredit la rencontre des omnibus ; pour elles, le plus léger contact avec ces maisons ambulantes, dont le volume et la pesanteur augmentent de minute en minute, est presque toujours fatal. Le lourd véhicule du prolétariat, dont la largeur toujours croissante occupe aujourd’hui la plus grande partie de la chaussée, serre impitoyablement sur les trottoirs tout ce qu’il rencontre sur sa route, (…)
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Légendes des rues de Paris
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Omnibus et tramways dans le Paris à cheval - 1883
1er octobre 2012, par Léon la Lune -
Mystérieuse évasion à Saint-Lazare - 1872
30 septembre 2012, par Léon la LuneComment peut-on penser s’évader de Saint-Lazare quand on voit les multiples portes verrouillées qu’il faudrait franchir, ainsi que les longs couloirs et les cours nombreuses : cela paraît impossible. Et pourtant, on cite plusieurs évasions, dont une restée célèbre, qui date de 1872. Un journal l’a appelée la mystérieuse évasion.
Une Anglaise, Miss Kate P..., fut condamnée à six mois de prison pour complicité de vol effectué chez un bijoutier du Palais-Royal. Sa conduite fut exemplaire à (…) -
Les bataillons de femmes sous la Commune
26 septembre 2012, par Léon la LuneEn 1870-1871, j’habitais avec ma famille, 40, rue d’Ulm où j’ai été le témoin attristé des deux sièges de Paris. Le mercredi 24 mai 1871, les Versaillais s’emparèrent du Panthéon qui était défendu par cinq barricades : la première au coin de la rue des Grés (aujourd’hui rue Cujas) et du boulevard Saint-Michel ; la seconde au coin de la rue Soufllot et du boulevard Saint-Michel ; la troisième au coin du même boulevard et de la rue d’Enfer (aujourd’hui rue Denfert-Rochereau) ; la cinquième à (…)
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La Cité au temps de François Villon
15 septembre 2012, par Léon la LuneDans le dédale des rues qui mènent de Notre-Dame au Palais, il faut signaler la rue de la Juiverie, car là se trouve la célèbre taverne de la Pomme de Pin. C’était alors la première taverne de Paris ; et Robin Turgis, également messager à pied du Trésor, la tenait. Robin avait donc des rapports avec les mêmes personnes que François, et sans doute il fut son ami, car l’écolier parisien pouvait boire à crédit à la Pomme de Pin.
La taverne avait une entrée presque en face de l’église de la (…) -
Naissance, à Paris, d’une nouvelle secte religieuse ; sort qu’elle éprouva - 1200
15 septembre 2012, par Léon la LuneEn 1200, la crédulité et le fanatisme marchaient de front avec l’anarchie. Il se manifesta, à Paris et ailleurs, une secte entièrement composée de prêtres. Ils niaient, disait-on, la présence réelle, croyaient inutiles la plupart des cérémonies de l’église, et ridicule le culte rendu aux saints et aux reliques. Les partisans de cette secte entraînèrent beaucoup de femmes et les induisirent à la fornication, en leur persuadant que tout ce qu’on faisait par charité n’était pas péché.
Un (…) -
Les voleuses de grands magasins - 1912
10 septembre 2012, par Léon la LuneUn journal, Le Grand Illustré, du 30 décembre 1906, a donné un article fort intéressant sur les voleuses de grands magasins. Ce que cachent « les dessous d’une coquette ».
Les moyens qui seraient employés par ces véritables artistes du vol sont si ingénieux et demandent une telle habileté qu’ils sont mis en doute par plusieurs personnes compétentes que nous avons vues.
Ce n’est pas une raison pour que nous ne les fassions pas connaître à nos lecteurs. Les voici :
1° Un bloc de cire (…) -
Filles pénitentes - 1496
12 août 2012, par Léon la LuneCharles VIII, par lettres du 4 septembre 1496, confirma cet établissement, qui fut en dernier lieu transféré au monastère de Saint-Magloire, rue Saint-Denis.
Les filles, pour être admises dans ce couvent, étaient tenues de faire des preuves suffisantes de leur libertinage, d’affirmer par serment prêté sur les saints évangiles, en présence du confesseur et de six personnes, qu’elles avaient mené une vie dissolue. On était fort rigide sur cette preuve. Il arrivait que des filles se (…) -
Cochons privilégiés
2 août 2012, par Léon la LuneDans les rues de Paris on voyait autrefois errer un grand nombre de cochons.
Un de ces animaux s’étant trouvé proche de Saint-Gervais embarrassé entre les jambes du cheval que montait Philippe, fils aîné de Louis-le-Gros, le cheval, effrayé, renversa son cavalier qui mourut de sa chute. Depuis cette époque il fut défendu aux habitans de Paris de laisser vaquer les cochons dans les rues.
Ceux des religieux Saint-Antoine furent honorablement exceptés. Ils pouvaient, une sonnette au cou et (…) -
L’argot du Temple - 1878
29 juillet 2012, par Léon la LuneLe Temple a son argot. Qui n’a le sien ici-bas, depuis la haute et basse pègre jusqu’à la haute politique ! L’explication de quelques-uns des vocables particuliers à celui du Temple aura l’avantage de jeter un grand jour sur des mœurs généralement fort ignorées.
Les savetiers ou marchands de savates, habitants du quatrième carré du Temple sont désignés sous le sobriquet de mastiqueurs parce qu’ils ne rapiotent pas comme les rapioteuses (raccommodeuses de vieilles nippes) ; la voix (…) -
Danses dans les églises - 1429
13 juillet 2012, par Léon la LuneEn 1429, il se tint au collège des Bernardins un concile qui tendait à réformer plusieurs abus dans la discipline de l’église. Ces abus tiennent à l’histoire des moeurs, et méritent qu’on en conserve le souvenir.
Les prêtres de ce temps-là étaient fort adonnés aux jeux de hasard. Dans ce concile il fut fait défense à tous les ecclésiastiques de jouer aux dés, sous peine de payer l’amende d’une livre de cire, applicable à l’église, chaque fois qu’ils tomberaient dans cette faute.
Les (…)