Le hasard est, dit-on, la Providence des collectionneurs et des chercheurs. Il nous favorisa tout spécialement un matin d’hiver en nous faisant découvrir dans le fatras d’un grenier picard un ensemble de manuscrits inédits et fort intéressants émanant d’un personnage singulier et pittoresque qui eut son heure de célébrité vers le milieu du XIXème siècle. Il s’agit de Privat d’Anglemont, journaliste, poète, auteur d’un Paris Inconnu et qui fut lié d’amitié avec Henri Mürger, Alfred Delvau, (…)
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Alex. Privat d’Anglemont
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Un ami de Théodore de Banville : Alexandre Privat d’Anglemont - Par le Comte Maxime de la Rochette de Rochegonde
27 novembre 2015, par Léon la Lune -
L’ile Saint-Louis de Marius Boisson - 1932
6 avril 2015, par Léon la LuneNous allons souvent chercher bien loin des paysages et des souvenirs d’histoire, alors que, pour en trouver, pour en apercevoir, il nous suffit d’ouvrir tout simplement notre fenêtre. « Ma maison, ma rue, mon quartier », n’ont-ils pas mille choses à me dire, si je veux bien les écouter ? C’est un de ces voyages « aux rives prochaines » que fait M. Marius Boisson, dans l’un des coins de Paris les plus pittoresques, les plus imprégnés d’histoire, les plus personnels et les plus charmants, Le (…)
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Le Mousquetaire - Alex. Privat d’Anglemont - 1842
24 mars 2014, par Léon la LuneS’il y a, dans notre langue, certains mots qui, sans que nous sachions précisément pourquoi, emportent avec eux une idée gaie, folâtre, rieuse. Jamais peut-être la pensée ne nous est venue d’approfondir les joyeuses sensations qu’ils nous causent en les entendant prononcer ; mais l’habitude fait que toujours, et malgré nous, nous éprouvons tous les mêmes sentiments... S’il est certains de ces mots dont toutes les syllabes semblent rire, il en est d’autres au contraire qui pleurent à chaque (…)
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La conductrice d’aveugles et le marchand de copeaux - 1869
17 mars 2014, par Léon la LuneConnaissez-vous Malakoff ?
Malakoff est un petit bourg assis dans la plaine de Montrouge, non loin de Plaisance, à cinquante mètres des fortifications. Quatre chemins qui s’entrecroisent, vingt maisons qui bordent les chemins, une tour peinturlurée dominant le tout, voilà Malakoff.
Au pied de la tour se trouve une plate-forme disposée en terrasse, que des arbres touffus entourent d’une guirlande de verdure. C’est la salle de bal de l’endroit.
Et le hameau, les chemins, la tour, la (…) -
La Reine Pomaré - 1845
28 novembre 2013, par Léon la Lune... Ce jardin est l’empire de la reine Pomaré. Non pas la reine Pomaré de Pritchard et de Taïti, mais c’est ainsi qu’on nomme, à cause de ses opulents cheveux noirs, de son teint bistré de créole et de ses sourcils qui se joignent, la polkiste la plus transcendantale qui ait jamais frappé du talon le sol battu d’un bal public au feu des lanternes et des étoiles.
La reine Pomaré est habituellement vêtue de blanc ou de noir. Les poignets chargés de bracelets bizarres, le col entouré de (…) -
Nouvelles du Figaro - 1er juin 1836
7 septembre 2013, par Léon la Lune -
Le voleur aux scrupules - 1844
22 mai 2013, par Léon la LuneLa civilisation parisienne qu’on croyait parvenue à son apogée vient de se signaler par un nouveau progrès ; elle avait déjà ses escrocs en gants jaunes, au langage et aux manières de bonne compagnie ; elle avait ses flibustiers de bourse, de salons, affublés de titres nobiliaires, chamarrés de décorations indigènes et exotiques ; mais on ne connaissait pas encore le voleur délicat, le voleur aux scrupules.
Il y a quelques temps, c’était vers la fin du dernier carnaval, une des plus jolies (…) -
L’actrice et le gros Monsieur - 1844
20 mai 2013, par Léon la LuneUne actrice d’un petit théâtre des boulevards se trouvait un jour sans le sou ; cela la chagrinait, surtout à cause de son ami intime. Elle se mit à la fenêtre et aperçut bientôt un gros monsieur, qui était à l’orchestre de son théâtre, son admirateur passionné. Elle descendit aussitôt, et joua si bien de la prunelle, que le gros monsieur offrit à déjeuner.
L’actrice, refusant d’aller chez un restaurateur, le gros monsieur offrit d’aller chercher les comestibles. L’offre fut acceptée (…) -
Les billets de la fin du mois - Louisa, Eugène Labiche et Vidocq - 1844
19 mai 2013, par Léon la LuneMademoiselle Louisa K’eésen était actrice du théâtre de la porte Saint-Martin ; jeune et jolie, elle trouva bientôt protecteur dans la personne de M. Eugène Labiche, jeune littérateur coupable de quelques quarts de drames et de vaudevilles, et auteur d’un roman inédit quoique imprimé. M. de Courchamps allait en faire la découverte, quand le National, troublant la douce quiétude de la Presse, a révélé l’origine du Val funeste de l’auteur des Mémoires de madame de Créqui.
Mais revenons à M. (…) -
Le marchand de contremarques - 1844
17 mai 2013, par Léon la LuneCe bipède a d’ordinaire la figure fortement picassée, le nez rouge, les cheveux grisonnants et en fouillis ; il sent le vin, a les lèvres bleues et une dent de moins, que lui a usée le brûle-gueule quand cette dent ne lui manque pas, il chique à mort, et semble être payé par la corporation des marchands de fromages pour tuer les mouches au vol.
Ce bipède porte ordinairement un chapeau gris ou noir, mais qui a incontestablement éprouvé le malheur des renfoncements aux guerres civiles de la (…)