Avec une audace incroyable, une bande nocturne démolissait les devantures et pillait les boutiques.
Elle apportait même dans ses exploits une sorte de fantaisie.
Ces estimables voyous entrèrent un soir chez M. J., faubourg Saint-Martin, et y burent et mangèrent toute la nuit, sans rien emporter, pas même la timbale d’argent avec laquelle ils avaient trinqué.
Les agents, prévenus, surveillèrent le quartier ; ils aperçurent, une nuit, un individu au guet à l’angle d’une rue latérale ; (…)
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Racontars de feuilles de choux
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Les chevaliers du brouillard - 15 février 1881
23 février 2015, par Léon la Lune -
Silhouettes De Paris : Chopi - 1924
30 janvier 2015, par Léon la Lune"Le seul aspect de cet homme décourageait la vermine." Léon Bloy.
Je les ai tous connus autrefois, ces vagabonds, mais la guerre, la vieillesse et la maladie ont eu raison des plus robustes, et la petite place où ils venaient, d’habitude, s’asseoir, pour dormir au soleil, est aujourd’hui déserte. Il y avait là Pampelune, l’idiot ; Félix, un ancien fripier tombé dans la misère noire. Jacques Trinom, qui avait la folie des grandeurs, et à qui l’on faisait croire qu’il était, tour à tour, le (…) -
Un club bien fréquenté - Les « Truands Baveux » se « rencontrent » au Sébasto - 1924
15 janvier 2015, par Léon la LuneDeux blessés
Maria l’Ivrognesse, membre du Club des « Truands Baveux », sait parfaitement stimuler l’épilepsie, que d’aucuns nomment le « haut mal ». Maria l’Ivrognesse sait également être la mère désolée à la recherche d’une arche à sec pour abriter son bébé. Elle pleure au « commandement » et connaît tous les agents, ceux qui, philosophes, haussent les épaules lorsqu’elle est trop ivre, ceux qui l’emmènent aux postes et ceux qui l’ignorent, mais qu’elle connaît.
Maria l’Ivrognesse est (…) -
Le réserviste du Canal St-Denis - 1881
15 décembre 2014, par Léon la LuneMe promenant de nuit dernièrement sur les bords du canal Saint-Denis, je fis cette remarque que ces parages sont hantés par des nuées de vagabonds et complètement dénués de surveillance.
Rien de plus facile que l’assassinat dans ces lieux déserts, surtout quand on connaît le procédé dont se servent les escarpes qui ornent les solitudes de La Villette.
Les cadavres retrouvés dans le canal portent rarement des traces de blessures ou de contusions.
Par là, les assassins ont une façon (…) -
La fin tapageuse d’une maison de jeu clandestine - 1860
19 juin 2014, par Léon la LuneLe Siècle du 11 octobre 1860, à la rubrique Nouvelles Diverses :
J. Delagny - Les souteneurs ou Les amants de coeur : études de moeurs - 1860 -
Nattes adhérentes - 1855
7 juin 2014, par Léon la Lune -
La vieille place Maubert disparaît peu à peu - Allez vite voir ce qu’il en reste ! 1928
20 mai 2014, par Léon la LuneIl y a bien longtemps qu’elle est défunte, la Place Maubert des chansonniers.
A la place Maub’ l’avez-vous vue, C’était la plus bath du troupeau...
Les maisons neuves dont on l’a coiffée, comme d’une couronne de mariée, ont fini par noircir. J’y ai cherché vainement les emplacement de la vieille fontaine et de la foire où les marchands d’orviétan dressaient leurs estrades sous l’œil narquois des gaillardes commères. A peine y retrouve-t-on le souvenir du cabaret, où l’on donnait à la (…) -
Le Temple - Etude de mœurs parisiennes - 1857
3 décembre 2012, par Léon la Lune— Savez-vous ce que c’est que le Temple ?... Si vous êtes riche, ma question vous fera faire la moue et vous répondrez dédaigneusement : « A quoi bon connaître le Temple ? »
Si vous êtes pauvre, ô ami lecteur, vous soupirerez avec convoitise, en répliquant : — « Hélas ! je ne le connais pas assez. »
Le Temple a ses mœurs, son langage, ses us et coutumes, son histoire nationale, son patriotisme, ses admirateurs et ses ennemis. C’est le dernier monument païen élevé au dieu Hasard et à la (…) -
Le Bœuf gras - 1739
12 septembre 2012, par Léon la Lune« À Paris & dans la plûpart des grandes villes du Royaume, les Garçons Bouchers de chaque quartier se rassemblent ordinairement tous les ans le Jeudi gras, & promènent par la Ville, au son des Instrumens, un Bœuf qu’il choisissent de belle encolure, & qu’ils parent de guirlandes de fleurs & autres ornemens ; On l’apelle à Paris, Le Bœuf gras, & dans plusieurs Villes de Province, Le Bœuf villé, parce qu’on le promène par la ville.
Cet usage, qui est fort ancien, (…) -
Le doyen des voleurs - 1873
22 mai 2012, par Léon la Lune« Le nouveau commissaire de police du quartier des Halles, M. Dodréau, vient de faire une assez curieuse capture.
C’est celle d’un vieillard qui peut à juste titre passer pour le doyen des voleurs de Paris. Nous ne pensons pas du reste qu’aucun de ses collègues vienne réclamer cette qualification.
Il se nomme Legrand est âgé de soixante-quatorze ans, et pratique le vol depuis sa plus tendre enfance.
Il a subi dix-huit condamnations pour vol ; ses peines accumulées forment un total de (…)