Dans le Bulletin de la Société Historique et Archéologique, Le Vieux Montmartre, notre aimable collègue, M. Eugène Le Senne, a consacré une notice au Poirier sans pareil, cet arbre restaurant dont l’idée devait être reprise plus tard par un traiteur de Robinson, et où s’attablaient les amoureux. C’est encore à l’obligeance de M, Le Senne que nous devons de pouvoir reproduire le curieux document ci-contre, extrait, comme le précédent, d’un livre d’imagerie enfantine, bien que d’un ouvrage (…)
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Rades, guinches, tapis francs, cabermuches, empoisonneurs patentés, etc,.
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Le Poirier sans pareil - Histoire d’un bal perché
8 juin 2015, par Léon la Lune -
Rixe au bal du Vieux-Chêne - 1851
20 mai 2015, par Léon la LuneUne de ces rixes déplorables qui entraînent presque toujours mort d’homme a ensanglanté hier dans la soirée le bal dit du Vieux-Chêne, établissement public situé près de la caserne de la rue Mouffetard.
La clientelle de ce Casino de bas-étage est loin d’être élégante et recherchée. C’est le rendez-vous ordinaire des ouvriers peaussiers, des tanneurs, des charretiers et autres industriels au langage trivial, à la rude écorce ; on ne doit guère s’étonner dès-lors que les beautés du lieu (…) -
Une nuit d’Harlem à Montmartre - 1938
8 avril 2015, par Léon la LuneLe Hot Club de France apportait, hier soir, sa contribution à la grande saison de Paris en organisant « La grande nuit du Jazz ».
Dans le cadre du Moulin de la Galette se succédèrent sans interruption, de 22 heures à l’aube, les meilleures formations, les solistes les plus réputés de Paris.
On dansait avec les premiers, on écoutait les seconds.
Et il ne fallut pas longtemps pour que l’ambiance fut créée.
Malgré les grandes dimensions de la salle. la température s’éleva rapidement et (…) -
Caboulots et caboulotières - 1860
22 octobre 2014, par Léon la LuneLa dernière ressource
La dernière ressource des femmes qui n’ont plus de ressources, le dernier asile de celles qui n’ont plus d’asile, c’est le caboulot. C’est là que l’on retrouve toutes celles qui ont survécu et qui n’ont pas eu l’habileté ou la bonne fortune d’assurer l’aisance et le repos à leurs derniers jours : quelques-unes, maigres et usées ; d’autres, avec l’embonpoint d’une maturité bien portante. Elles continuent sur cet échelon inférieur leur vie d’oisiveté, de (…) -
Bouis-Bouis, bastringues et caboulots de Paris - Le Casino - 1861
11 juin 2014, par Léon la LuneLe Bal
En voici, pour le coup, un beau bastringue !
Toutes les séductions imaginables s’y sont donné rendez-vous. Tous les arts ont été invités à le décorer, sous l’inspiration de Charles Duval, un de ces architectes comme on n’en fait plus. La baguette magique de Daudé, l’organisateur des fêtes du Jardin d’hiver, y a enfanté tout un monde d’agréments variés. Il y en a pour tous les sens et pour tous les goûts.
Malheureusement, ce bal ne se recommande pas seulement par sa décoration et (…) -
La mère Pepin - Gazette des Tribunaux - 1833
4 juin 2014, par Léon la Lune« Ma foi, mon juge, c’était un soir, sur le coup d’onze heures : faute de chalands j’allais fermer boutique, lorsque c’te jeunesse, que vous voyez là sur son banc avec son air de sainte nitouche, entra soi-disant pour m’acheter des prunes : en voilà, que je lui dis, jeunesse, choisissez, mais des yeux, car c’te marchandise-là se regarde, mais ne se magne pas. — Ah ! ben non ! qu’elle me dit , j’aime mieux un hareng sauret. — En vlà, que je lui dis encore, et du fumé fameux ; donc elle prend (…)
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Concert tunisien à Montmartre - 1888
12 février 2014, par Léon la LuneUn de ces derniers soirs, n’ayant pas grand’chose à faire, et le désœuvrement étant venu, nous prîmes, sans trop y faire attention, le chemin des boulevards, c’est-à-dire le chemin qui conduit à Athènes. Un bon cigare aux lèvres, la canne dans la poche du paletot, nous déambulions dans les rues de Paris depuis quelques instants, lorsque nous rencontrâmes deux de nos bons amis, un poète et un peintre.
Un poète et un peintre !
Notre sort fut immédiatement fixé, la Providence nous envoyant, (…) -
Au Cabaret
28 décembre 2013, par Léon la LuneLes Porcherons. — Le cabaret du Tambour royal. — Marquises et grisettes. — Ramponneau. — Un poëte bien inspiré. — Une aventure de madame de Genlis. — A la Courtille. — Les petits rivages. — Au Port à l’Anglais. — A Saint-Cloud. — Chez la Coïffier. — La Croix de Lorraine. — La Pomme de Pin. — L’inventeur des cabinets particuliers. — Un chevalier de l’ordre. — Voltaire et le cabaret. — Les moines à la taverne. — Enseignes et bouchons. — La brandevinière. — Chez la Roquille.
Voir Paris sans (…) -
Les débits de consolations - 1844
8 octobre 2013, par Léon la LuneA Paris, on a donné ce nom aux marchands d’eau-de-vie et de liqueurs qui vendent en détail, sur le comptoir, et débitent même pour un sou de leur marchandise aux ouvriers, artisans, gens du peuple, coureurs de nuit, bambocheurs, ivrognes ou tous autres individus qui souvent, sans avoir le plus léger chagrin, éprouvent le besoin d’entrer au débit de consolation.
Ces établissements abondent surtout dans les quartiers populeux, dans les faubourgs, prés des halles, des marchés et des (…) -
Chez Baratte - Publié dans "La Rue" de Jules Vallès - 1868
15 septembre 2013, par Léon la LuneSur la place des Innocents, deux ou trois voitures, couvertes de neige, abritent mal du froid, derrière les vitres aux bizarres dessins de glace, plusieurs fournées de masques grelottants — hommes et femmes — de jeunes gens, le nez enfoncé jusqu’aux yeux dans le col du paletot, battent la semelle sur la glace durcie... Brr ! le vent siffle sous les voûtes hardies des Halles... Quand donc l’horloge du coin se décidera-t-elle à sonner quatre heures ?
Certes, par une belle nuit d’été, il est (…)