Allix (Jules) est une des physionomies les plus curieuses que nous ayons étudiées. Né le 9 septembre 1818, à Fontenay (Vendée), Allix se disait professeur ; il enseignait, en effet, autrefois la lecture en quinze leçons et s’occupait de physique universelle. Allix était reconnaissable entre tous ses collègues par ses excentricités : il tenait continuellement à la main un lorgnon qu’il braquait, avec un aplomb imperturbable, sur ceux qui se trouvaient en face de lui. Il avait, de plus, la (…)
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Curiosités littéraires, infernales et pittoresques
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Les hommes de la Commune - Jules Allix, inventeur du télégraphe escargotique - 1871
5 juin 2015, par Léon la Lune -
Le Keupon et le Neuski, scène de la vie parisienne - 1984
28 avril 2015, par Léon la LuneMaître Keupon dans les Halles collé Portait sur son cuir un dgeba Maître Neuski par le narpi éméché :"Oi !" Lui adressa la rolpa Hey ! Luss monsieur du Keupon Que vous êtes léco, que vous me semblez fomb Sans conneder, si votre kelou se rapporte à votre pecou Vous êtes le plus fomb des Keupons à Ripa
A ces mots, le Keupon commence à léchia Et, pour revoir son papa Il quecra et nedo son dgeba Le Neuski le prend et dit "Gros fomb ! Apprenez que tout keupon doit obéir au Neuskis (…) -
L’argot réel - 1881
6 octobre 2014, par Léon la LuneJe ne sais pas si vous êtes comme moi ; rien ne m’horripile comme de voir des gens intelligents parler à tort et à travers de choses qu’ils ne connaissent pas, qu’ils n’ont jamais vues, qu’ils ne se donnent pas la peine d’aller regarder.
Je sais bien qu’on prétend que les plus intéressants récits de voyages ont été faits par des gens qui n’avaient jamais voyagé. J’ai même lu, dans une biographie de Paul Féval, que c’était avec le prix des Mystères de Londres que l’humoristique romancier (…) -
Arrivée d’un voleur de profession à la prison de Sainte Pélagie - Son histoire en argot - 1840
25 septembre 2014, par Léon la LuneTout dernièrement encore, c’était un dimanche, les goipeurs étaient dans la cour, lorsqu’on amena un voleur, arrêté dans la nuit ; il fut aussitôt entouré par ses vieilles connaissances : — Comment donc que tu t’es laissé emballer, lui demande t-on de toutes parts ? — Voilà la chose, dit l’arrivant. Et aussitôt il se mit à raconter ce qui suit : j’ai conservé le langage d’argot afin que l’on puisse s’en faire une idée :
C’était par un dix same (samedi) huit plombes (heures) de la sorgue (…) -
Albert Glatigny - Pages de la Vie de bohème
10 septembre 2014, par Léon la LuneOn a souvent parlé de Glatigny ; qu’il me soit permis, à mon tour, de publier quelques notes rapides sur ce charmant poète, dont j’étais l’intime et qui vient de servir de sujet de pièce.
N’ayant aucun moyen d’existence, sans autres provisions que des vers aussi jolis que peu nutritifs, malgré cela, voulant demeurer à Paris, ce tremplin nécessaire à ceux que l’art a touchés de sa baguette magique, Glatigny avait accepté, avec empressement, en 1858, peu après son arrivée de Normandie, (…) -
L’herboriste-parfumeuse tenancière de fumerie du quartier Fontaine - 1907
29 avril 2014, par Léon la LuneUne herboristerie - voyons, est-ce une herboristerie ? - une parfumerie - mais est-ce une parfumerie ? enfin une boutique bizarre du quartier Fontaine, avec une arrière-boutique plus bizarre encore. La façade s’enguirlande de simples desséchés, et la vitrine s’orne de flacons de parfums, de poudre de riz, d’ustensiles et d’instruments de toilette intime, et intime au sexe faible.
Mon ami X... paraît être un familier de la maison, car c’est d’un pas délibéré qu’il pénètre dans ce magasin (…) -
Pradier, poète, littérateur, improvisateur et chansonnier - 1867
24 avril 2014, par Léon la LunePlace du Chatelet et du Chateau-d’Eau, mais de préférence sur le pont des Arts, se tenait un grand garçon, à l’aspect distingué ; vêtu assez proprement, invariablement coiffé d’un chapeau haut de forme.
Son matériel se composait d’une chaise qu’il empruntait à un marchand de vin des environs, et d’une boîte semblable à celles que portent les placiers en bijouterie. En arrivant à sa place, il ouvrait sa boîte, montait sur sa chaise et commençait à lire ses productions. Il était tout : (…) -
Eugène de Pradel, improvisateur - 1847
20 avril 2014, par Léon la LuneUn improvisateur d’un autre genre était Eugène de Pradel, j’ai conservé une de ses cartes. elle date de 1847.
Elle est extrêmement curieuse, la voici textuellement :
Soirées particulières d’improvisation pour les salons de Paris, par le comte E. de Pradel (des ducs de Bouillon), seul improvisateur en vers français. Ces soirées, d’une remarquable distinction, sont aussi décentes que récréatives et font passer l’esprit d’étonnements en étonnements. Elles se composent des morceaux suivants (…) -
Un canard de haut vol - 1868
2 avril 2014, par Léon la LuneL’étymologie du mot canard est assez amusante :
Un journaliste belge, qui poussait le patriotisme jusqu’à trouver ridicules les nouvelles publiées par les journaux des « Fransquillons », imagina d’en fabriquer une qui dépasserait toutes les autres en invraisemblance ; il prit pour thème la voracité du canard.
Vingt de ces volatiles étaient réunis ; on hacha l’un d’eux avec ses plumes et on le servit aux autres qui le dévorèrent gloutonnement, après quoi on en sacrifia un second, qui eut (…) -
Les carrières de Montmartre - 1860
18 février 2014, par Léon la LuneVers 1844 ou 1845, avisé, par les récits que faisaient les journaux, qu’une partie de la montagne de Montmartre s’était détachée de la pointe qui regarde le faubourg Saint-Denis, et était descendue sur les maisons de la rue Saint-André, qu’elle avait écrasées, la curiosité me poussa à aller voir, comme beaucoup d’autres, ce qu’il en était. Je vis en effet qu’une masse considérable s’était détachée de la montagne, avait glissé tout d’un bloc sans être bouleversée, et avait englouti des (…)