Vous avez bien lu. Ce titre n’est pas — ce qu’il semble de prime abord — une figure de rhétorique ou l’une de ces stupéfiantes enseignes qui, mieux qu’un coup de grosse caisse, arrêtent les badauds par l’annonce de choses impossibles. Il s’agit réellement du reptile amphibie, ovipare, grossière ébauche tapie dans l’ombre, qui partage avec l’araignée le triste privilège d’inspirer au beau sexe une horreur instinctive ; — horreur imméritée, qui nous étonne, avouons-le, car, d’habitude, avant (…)
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Petits métiers des rues de Paris
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Le marché aux crapauds - 1878
2 juin 2014, par Léon la Lune -
Fossard et son bastringue - 1865
20 février 2014, par Léon la LuneC’était un brigand d’une force, d’une audace et d’une beauté singulières, que ce Fossard. Quand il s’est évadé du bagne, où des méfaits antérieurs l’avaient fait condamner à perpétuité, il avait conçu et mûri, depuis longtemps, le projet de voler, non seulement l’or de la Bibliothèque, mais celui de la Bourse, mais celui de la maison Laffitte et Caillard, etc., etc., au moyen de clefs qu’il s’était fabriquées, à l’aide d’empreintes en cire prises sur toutes les serrures, par les forçats (…)
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Le Théâtre de l’impasse de la Pompe - 1850
14 octobre 2013, par Léon la LuneEn tournant le dos à la colonne de Juillet, place de la Bastille, presque à l’entrée de la rue Saint-Antoine, à gauche d’où se trouvait la porte de ce nom construite en 1583 et démolie en 1778, la première rue que l’on rencontre est la rue Jacques-Cœur qui vient aboutir au boulevard Henri IV. Au numéro 226 de la rue Saint Antoine, il existe actuellement un magasin de cordonnerie ; ce magasin occupe l’emplacement du cul-de-sac de la Pompe. La pompe qui avait donné son nom à ce cul-de-sac (…)
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La salle Saint Spire, le père Glouton, les Filles-Dieu, le Club de la femme libre - Le Paris qui s’efface de Charles Virmaitre - 1887
13 octobre 2013, par Léon la LuneLa salle Saint Spire était située rue Saint-Spire, laquelle donnait rue des Filles-Dieu et impasse de la Grosse-Tête.
Le théâtre était situé au troisième étage, le propriétaire était un chiffonnier, nommé le père Glouton parce qu’il cachait dans un coin de son mannequin une provision de rogatons qu’il disputait aux chiens affamés, dans les tas d’ordures ; une fois rentré chez lui, il dévorait littéralement ses rogatons, il cumulait son métier de chiffonnier avec les fonctions de directeur. (…) -
Berthe Weill publie ses mémoires ! 1933
23 septembre 2013, par Léon la LuneBerthe Weill publie aujourd’hui ses mémoires. Quand on m’a proposé d’écrire quelques lignes en guise de préface, j’ai voulu aller voir Berthe Weill, que je ne connaissais que par sa renommée.
Je me suis donc rendue 46, rue Laffitte, dans la galerie où elle présente à la fois au public des livres choisis avec goût – livres d’art ou simple nouveautés de librairies – et des expositions fréquemment renouvelées.
Faute de connaître Berthe Weill, je cherchais à l’imaginer.
Elle qui avait (…) -
Joueur de bonneteau - 1890
10 février 2013, par Léon la LuneLe bonneteau est un petit métier d’importation anglaise. Il règne en maître sur les talus des fortifications et sait abréger la longueur des trajets en chemin de fer. Pour toute patente, celui qui l’exerce est sujet à recevoir quelques semaines d’hospitalité gratuite dans un palais du gouvernement (Mazas ou la Santé), la Justice prétendant, à tort assurément, que le bonneteau est une variété de l’escroquerie.
Chacun connaît, peut-être à ses dépens, ce jeu piquant et attirant où le ponteur, (…) -
Portraits après décès - André Gill - 1883
3 janvier 2013, par Léon la LuneOui, mon cher ami, il est de moi, ce croquis que vous avez trouvé un soir chez l’Auvergnat de la rue Serpente, au milieu de la ferraille et des verres cassés ; quant au profil qu’il représente, je ne l’ai pas connu vivant.
Avant d’avoir conquis ma part de pain au soleil, j’ai crayonné beaucoup de ces dessins lugubres. C’était, je crois, une spécialité dans le quartier pauvre que j’habitais alors, et l’on en retrouverait quelques-uns par-ci, par-là, dans les mansardes ouvrières. Du reste, (…) -
Une histoire de Parent-Duchâtelet, arpenteur des égouts parisiens - 1866
27 décembre 2012, par Léon la LuneParent-Duchâtelet est un de ces hommes de dévouement et d’abnégation, un de ces héros obscurs que le christianisme peut seul créer, et dont la vie entière ne forme qu’une incessante bonne œuvre. Tant que Parent-Duchâtelet vécut, son dévouement sublime et ses vertus courageuses restèrent ignorées et méconnus et ne lui valurent en aucune façon la célébrité qu’il dut plus tard à son livre de la Prostitution ; livre publié après sa mort.
C’était, d’ailleurs, un de ces hommes qui savent peu se (…) -
Tire-laine - 1865
14 décembre 2012, par Léon la LuneOn cite un tireur émérite, désigné dans la haute pègre sous le pseudonyme de Tire-laine. Il n’est pas moins habile que le fameux Mimi Preuil, surnommé le roi des tireurs.
Tire-laine est mis avec une grande recherche, une grande distinction ; il a des mains blanches et fines qu’il soigne avec une attention toute particulière ; seulement, pour les besoins de sa profession, il ne porte ni gant ni canne a la main droite.
En revanche, il est toujours pourvu d’une paire de ciseaux, appelés (…) -
L’Égouttier - 1842
13 décembre 2012, par Léon la LuneDans les grandes villes, tout est grossi, développé, revêtu de proportions gigantesques ; toutes les grandeurs et toutes les misères sont concentrées, groupées, mises en relief. Si, d‘un coté, les lumières intellectuelles y répandent un rayonnement immense, de l’autre, les vices nous épouvantent par leur active propagation. A côté de vastes palais se trouvent de vastes réceptacles d’immondices ; et, pour recevoir les fanges de la cité, il a fallu creuser des canaux souterrains dont le (…)