Montmartre était plus riche en bals autrefois qu’il ne l’est aujourd’hui. Il est vrai que dans les restaurants de nuit de la place Pigalle, on danse autant qu’on boit. Les grands bals du quartier sont restés ; nous avons parlé de l’Élysée-Montmartre, de Tabarin et du Moulin de la Galette, le Moulin-Rouge rouvre ses portes et le Coliséum continue sa carrière assez terne.
Mais autrefois, il y avait bien d’autres bals que ceux-là. Il y avait la Boule Noire, à la place où est à présent la (…)
Articles les plus récents
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Les anciens bals de Montmartre - 1922
23 juin 2012, par Léon la Lune -
La Chapelle de Sainte-Marie-l’Egyptienne, rue de la Jussienne
21 juin 2012, par Léon la LuneCette chapelle située dans la rue Montmartre, à l’angle septentrional de la rue de la Jussienne (n°25), existait, à ce qu’il paraît, sous le règne de saint Louis. Sauval croit même que les Augustins établis vers le milieu du XIIIème siècle, à l’extrémité orientale de la rue des Vieux-Augustins, et dont le couvent s’étendait jusqu’à la rue de la Jussienne, se servaient de l’oratoire de Sainte-Marie-l’Egyptienne pour chapelle.
Si elle n’existait pas alors, comme le pensent quelques auteurs, (…) -
Blaise Cendrars se promène à Montmartre - 1953
18 juin 2012, par Léon la LuneJuste un chemin vers une source en noir et blanc, un mégot, une trogne, une voix. Où l’on voit s’animer Blaise et sa main coupée. Une promenade avec le bourlingueur, l’esprit tourné vers son passé parisien :
Blaise Cendrars se promène à Montmartre (15 avril 1953) - Sur le site de l’INA
Il évoque ensuite son pote Modi dans un bistrot :
Blaise Cendrars, Modigliani (17 décembre 1953) Ah ! Le bistrot ! Et la patronne !
Et termine, égal à lui même, en un monologue littéraire dont il avait (…) -
Dissertation sur la veritable origine des Moulins à barbe - 1749
17 juin 2012, par Léon la Lune[|Dissertation sur la veritable origine des Moulins à barbe, contre l’opinion erronée, repandue depuis peu dans le public, quy en attribue l’invention à un mechanicien anglois, quoyque sa veritable origine constante soit de France, et même dans l’un des plus fameux fauxbourgs de Paris.|]
La nouveauté plait extrêmement en France ; mais de quelque genre qu’elle soit, tant dans les sciences, les arts, les machines, que les spectacles, etc., elle plait infiniment davantage quand elle prend ou (…) -
Les filous, premiers occupants du Pont-Neuf - Vers 1610
16 juin 2012, par Léon la LuneLe Pont-Neuf était à peine achevé de bâtir qu’il était déjà devenu le centre de la vie parisienne, le but de promenade des oisifs, le rendez-vous des désœuvrés de qualité, le bazar de tous les petits commerces, le Parnasse de tous les Apollons, poètes et chanteurs en plein vent ; encore oubliai-je dans la liste ce qui était le fond de cette population flottante : les filous .
Leur quartier général était au Port-au-Foin, à l’endroit où se trouve aujourd’hui la place des Trois-Maries, tout (…) -
Les oiseaux de nuit - Privat d’Anglemont - 1854
14 juin 2012, par Léon la LuneLa Halle de Paris à la lumière du gaz
À partir de minuit, heure terrible ou charmante, si l’on en croit les poètes d’opéra-comique à l’heure des amants, des voleurs, des joueurs et des fruitiers, le vaste espace compris entre la pointe Saint-Eustache et la rue de la Ferronnerie, la halle, en un mot, s’anime et se remplit de mouvement de tumulte et de vacarme : le sabbat de notre civilisation commence. C’est un contraste étrange, plein de terreurs et d’enseignements. Tout le Paris honnête (…) -
Le diable du musée de Cluny - XVIème siècle
12 juin 2012, par Léon la Lune« Le musée de Cluny garde et a raison de ne pas montrer au public un « objet de curiosité » très-effrayant.
C’est un meuble du seizième siècle, en forme de buffet ; il vient d’un couvent de femmes, et les armes d’Urbino — le dextrochère et la fleur de lis — sont sculptées au couronnement. Un panneau, sur lequel est peint le Christ ceint d’épines, s’abat subitement et l’on voit apparaître un diable de grandeur naturelle, horrible, crépu, cornu, roulant des yeux furieux, tirant une langue (…) -
Avis concernant les personnes noyées qui paroissent mortes, & qui ne l’étant pas, peuvent recevoir des secours pour être rappelées à la vie - 1772
9 juin 2012, par Léon la Lune[|De Par les Prévôts des Marchands, et Échevins de la Ville de Paris.|]
Les Prévôts Des Marchands, & Échevins de la Ville de Paris, instruits des succès multipliés qu’ont eu diffèrens moyens pratiqués pour secourir les Personnes noyées que l’on a retirées de l’eau, s’empressent de les indiquer à leurs Concitoyens. Renouvelant, en tant que de besoin, un premier Avis qu’ils avoient donné à ce sujet en 1740, imprimé & distribué de nouveau en 1759, & récemment en 1769.
Ils se (…) -
La buvette du Père Lunette - 1889
9 juin 2012, par Léon la LuneRue des Anglais, à deux pas du Château-Rouge ; une façade d’un rouge brun, étroite, pareille exactement à une armoire vitrée. Buvette du Père Lunette, est-il écrit sur la corniche, et, au-dessus de l’entrée, une petite lanterne carrée porte des lunettes peintes. C’est bien une buvette, en effet ; le comptoir est à gauche ; à droite, un banc étroit, au-dessus duquel de petits tonneaux qui le surplombent sont rangés, debout sur une planche. M’ame Mary, la veuve du père Mary, successeur du (…)
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Le quartier de la rue Mouffetard par l’historiographe Lefeuve - 1861
8 juin 2012, par Léon la LuneL’une des Odeurs de Paris
Qui devinerait que les savants officiels font dériver le mot Mouffetard de Mons Cetarius ? De traduction en corruption, le mont Cétard aurait fait, à leur sens, appeler Mouffetard un chemin qui le traversait en dehors de l’enceinte de Philippe-Auguste, et où s’élevait l’église Saint-Marcel. A ce compte, la Bièvre, les tanneries et les dépôts de gadoue n’auraient exhalé que postérieurement le long de ce chemin l’odeur désagréable et pernicieuse qui a fait dire : (…)