La Lanterne du 11 avril 1891
Articles les plus récents
-
Le ramasseur de bouts de cigares et le pactole de l’oiselière - 1891
29 octobre 2014, par Léon la Lune -
Caboulots et caboulotières - 1860
22 octobre 2014, par Léon la LuneLa dernière ressource
La dernière ressource des femmes qui n’ont plus de ressources, le dernier asile de celles qui n’ont plus d’asile, c’est le caboulot. C’est là que l’on retrouve toutes celles qui ont survécu et qui n’ont pas eu l’habileté ou la bonne fortune d’assurer l’aisance et le repos à leurs derniers jours : quelques-unes, maigres et usées ; d’autres, avec l’embonpoint d’une maturité bien portante. Elles continuent sur cet échelon inférieur leur vie d’oisiveté, de (…) -
L’argot réel - 1881
6 octobre 2014, par Léon la LuneJe ne sais pas si vous êtes comme moi ; rien ne m’horripile comme de voir des gens intelligents parler à tort et à travers de choses qu’ils ne connaissent pas, qu’ils n’ont jamais vues, qu’ils ne se donnent pas la peine d’aller regarder.
Je sais bien qu’on prétend que les plus intéressants récits de voyages ont été faits par des gens qui n’avaient jamais voyagé. J’ai même lu, dans une biographie de Paul Féval, que c’était avec le prix des Mystères de Londres que l’humoristique romancier (…) -
Arrivée d’un voleur de profession à la prison de Sainte Pélagie - Son histoire en argot - 1840
25 septembre 2014, par Léon la LuneTout dernièrement encore, c’était un dimanche, les goipeurs étaient dans la cour, lorsqu’on amena un voleur, arrêté dans la nuit ; il fut aussitôt entouré par ses vieilles connaissances : — Comment donc que tu t’es laissé emballer, lui demande t-on de toutes parts ? — Voilà la chose, dit l’arrivant. Et aussitôt il se mit à raconter ce qui suit : j’ai conservé le langage d’argot afin que l’on puisse s’en faire une idée :
C’était par un dix same (samedi) huit plombes (heures) de la sorgue (…) -
Albert Glatigny - Pages de la Vie de bohème
10 septembre 2014, par Léon la LuneOn a souvent parlé de Glatigny ; qu’il me soit permis, à mon tour, de publier quelques notes rapides sur ce charmant poète, dont j’étais l’intime et qui vient de servir de sujet de pièce.
N’ayant aucun moyen d’existence, sans autres provisions que des vers aussi jolis que peu nutritifs, malgré cela, voulant demeurer à Paris, ce tremplin nécessaire à ceux que l’art a touchés de sa baguette magique, Glatigny avait accepté, avec empressement, en 1858, peu après son arrivée de Normandie, (…) -
Le devin du Pont-Neuf - 1819
25 juin 2014, par Léon la LuneLe Devin du Pont-Neuf a établi la salle de ses consultations à l’entrée du quai des Lunettes, presque vis-à-vis la baraque qui masque les travaux de la colonne que l’on élève à la gloire de la Grande-Armée. C’est un vieillard, un peu courbé : Une petite table est devant lui. Sur cette table sont plusieurs vases remplis d’une eau limpide : ceux qui le consultent prennent au hasard plusieurs cartes dans le jeu qu’il leur présente ; ils les tiennent par devers eux, et le Devin, à chaque (…)
-
Chauvelot bâtisseur - 1860
22 juin 2014, par Léon la LuneOn a rarement vu un simple particulier se faire, lui seul, fondateur de bourgs ou de villages, et parvenir avec ses propres ressources et son activité intelligente à former des agglomérations d’individus, à bâtir des maisons, en un mot, à composer ce qu’on appelle des localités. Chauvelot est peut-être, sous ce rapport, une exception bien remarquable.
Quatre villages lui doivent leur origine : Plaisance, les Thermopyles, Malakoff appelé la Nouvelle-Californie, et Villafranca ; et chacun (…) -
La fin tapageuse d’une maison de jeu clandestine - 1860
19 juin 2014, par Léon la LuneLe Siècle du 11 octobre 1860, à la rubrique Nouvelles Diverses :
J. Delagny - Les souteneurs ou Les amants de coeur : études de moeurs - 1860 -
On a volé une maison ! - 1941
13 juin 2014, par Léon la LuneEn référence à la page 60 de "Rue des Maléfices", de Jacques Yonnet (édition Libretto de 1987)...
Le Matin du 15 et 17 juillet 1941 (Ne pas trop prêter attention aux nauséabonderies collaborationnistes du canard surtout, même si c’est édifiant et peut avoir un intérêt certain pour quiconque s’intéresse aux déviances de la presse de cette époque, à la propagande, voire à la dureté de la vie sous l’occupation...) -
Bouis-Bouis, bastringues et caboulots de Paris - Le Casino - 1861
11 juin 2014, par Léon la LuneLe Bal
En voici, pour le coup, un beau bastringue !
Toutes les séductions imaginables s’y sont donné rendez-vous. Tous les arts ont été invités à le décorer, sous l’inspiration de Charles Duval, un de ces architectes comme on n’en fait plus. La baguette magique de Daudé, l’organisateur des fêtes du Jardin d’hiver, y a enfanté tout un monde d’agréments variés. Il y en a pour tous les sens et pour tous les goûts.
Malheureusement, ce bal ne se recommande pas seulement par sa décoration et (…)