Un improvisateur d’un autre genre était Eugène de Pradel, j’ai conservé une de ses cartes. elle date de 1847.
Elle est extrêmement curieuse, la voici textuellement :
Soirées particulières d’improvisation pour les salons de Paris, par le comte E. de Pradel (des ducs de Bouillon), seul improvisateur en vers français. Ces soirées, d’une remarquable distinction, sont aussi décentes que récréatives et font passer l’esprit d’étonnements en étonnements. Elles se composent des morceaux suivants (…)
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Eugène de Pradel, improvisateur - 1847
20 avril 2014, par Léon la Lune -
Un canard de haut vol - 1868
2 avril 2014, par Léon la LuneL’étymologie du mot canard est assez amusante :
Un journaliste belge, qui poussait le patriotisme jusqu’à trouver ridicules les nouvelles publiées par les journaux des « Fransquillons », imagina d’en fabriquer une qui dépasserait toutes les autres en invraisemblance ; il prit pour thème la voracité du canard.
Vingt de ces volatiles étaient réunis ; on hacha l’un d’eux avec ses plumes et on le servit aux autres qui le dévorèrent gloutonnement, après quoi on en sacrifia un second, qui eut (…) -
Le Mousquetaire - Alex. Privat d’Anglemont - 1842
24 mars 2014, par Léon la LuneS’il y a, dans notre langue, certains mots qui, sans que nous sachions précisément pourquoi, emportent avec eux une idée gaie, folâtre, rieuse. Jamais peut-être la pensée ne nous est venue d’approfondir les joyeuses sensations qu’ils nous causent en les entendant prononcer ; mais l’habitude fait que toujours, et malgré nous, nous éprouvons tous les mêmes sentiments... S’il est certains de ces mots dont toutes les syllabes semblent rire, il en est d’autres au contraire qui pleurent à chaque (…)
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La conductrice d’aveugles et le marchand de copeaux - 1869
17 mars 2014, par Léon la LuneConnaissez-vous Malakoff ?
Malakoff est un petit bourg assis dans la plaine de Montrouge, non loin de Plaisance, à cinquante mètres des fortifications. Quatre chemins qui s’entrecroisent, vingt maisons qui bordent les chemins, une tour peinturlurée dominant le tout, voilà Malakoff.
Au pied de la tour se trouve une plate-forme disposée en terrasse, que des arbres touffus entourent d’une guirlande de verdure. C’est la salle de bal de l’endroit.
Et le hameau, les chemins, la tour, la (…) -
Petit dictionnaire critique et anecdotique des enseignes de Paris par un batteur de pavé - Honoré de Balzac - 1826
4 mars 2014, par Léon la LunePuisque nous nous sommes permis de faire la critique des principales enseignes de Paris, nous devons exposer aussi la nôtre au-devant de notre magasin de drôleries.
Parmi la nombreuse liste de tableaux que nous offrons au lecteur, on pourra remarquer que les marchands de nouveautés ont la plus ample part ; cela tient à ce qu’ils ont l’habitude de sacrifier plus que les autres à l’extérieur, afin de fixer l’attention des passants, qui, arrêtés devant le tableau d’enseigne, se laissent (…) -
Fossard et son bastringue - 1865
20 février 2014, par Léon la LuneC’était un brigand d’une force, d’une audace et d’une beauté singulières, que ce Fossard. Quand il s’est évadé du bagne, où des méfaits antérieurs l’avaient fait condamner à perpétuité, il avait conçu et mûri, depuis longtemps, le projet de voler, non seulement l’or de la Bibliothèque, mais celui de la Bourse, mais celui de la maison Laffitte et Caillard, etc., etc., au moyen de clefs qu’il s’était fabriquées, à l’aide d’empreintes en cire prises sur toutes les serrures, par les forçats (…)
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Les carrières de Montmartre - 1860
18 février 2014, par Léon la LuneVers 1844 ou 1845, avisé, par les récits que faisaient les journaux, qu’une partie de la montagne de Montmartre s’était détachée de la pointe qui regarde le faubourg Saint-Denis, et était descendue sur les maisons de la rue Saint-André, qu’elle avait écrasées, la curiosité me poussa à aller voir, comme beaucoup d’autres, ce qu’il en était. Je vis en effet qu’une masse considérable s’était détachée de la montagne, avait glissé tout d’un bloc sans être bouleversée, et avait englouti des (…)
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Les zoulous de Paris - 1881
14 février 2014, par Léon la LuneOn se rappelle que les Folies-Bergères exhibèrent, dans l’hiver de 1880, une troupe de Zoulous choisis parmi ceux qui avaient lutté contre l’Angleterre.
Ces Africains superbes obtinrent un grand succès de curiosité, et, ayant fait recette, firent place à d’autres attractions. Paris alla voir les Zoulous, mit leurs portraits dans les journaux illustrés, puis, selon son habitude, s’occupa d’autre chose.
Les Zoulous furent oubliés.
Cependant un drame étrange, émaillé de quelques scènes de (…) -
Concert tunisien à Montmartre - 1888
12 février 2014, par Léon la LuneUn de ces derniers soirs, n’ayant pas grand’chose à faire, et le désœuvrement étant venu, nous prîmes, sans trop y faire attention, le chemin des boulevards, c’est-à-dire le chemin qui conduit à Athènes. Un bon cigare aux lèvres, la canne dans la poche du paletot, nous déambulions dans les rues de Paris depuis quelques instants, lorsque nous rencontrâmes deux de nos bons amis, un poète et un peintre.
Un poète et un peintre !
Notre sort fut immédiatement fixé, la Providence nous envoyant, (…) -
Montparnasse par Guillaume Apollinaire - 1914
11 février 2014, par Léon la LuneLe quartier Montparnasse, du témoignage de l’habitant des quartiers environnants, est un quartier de louftingues. La vérité est que Montparnasse remplace Montmartre, le Montmartre d’autrefois, celui des artistes, des chansonniers, des moulins, des cabarets, voire même des haschischophages, des premiers opiomanes et des sempiternels éthéromanes ; tous ceux (parmi les Montmartrois du grand art) qui vivaient encore et que la noce expulsait du vieux Montmartre détruit par les propriétaires et (…)