Dans sa description archéologique des monuments de Patrie, M. de Guilhermy donne une description très frappante de la décoration extérieure de Saint-Germain-l’Auxerrois et, chose singulière chez un esprit aussi érudit, il ne conclut pas.
A-t-il été retenu par des scrupules de conscience, pour ne pas avoir à donner la clef, l’explication d’un petit commerce, aussi lucratif que malpropre, c’est probable.
En tout cas, voici le passage de M. de Guilhermy ; j’y ajouterai les explications (…)
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Le calembour de pierre de Saint-Germain-l’Auxerrois - 1893
18 novembre 2012, par Léon la Lune -
Débauche de deux écclésiastiques - 1760
12 novembre 2012, par Léon la LuneProcès-verbal qui constate la débauche du sieur Louis-Michel Charle, prêtre, vicaire de Clichy-la-Garenne, trouvé avec des femmes de prostitution dans ledit cabaret où il soupoit. Du 21 juillet 1760. (commissaire Grimperel. Marais, inspecteur.)
L’an mil sept cent soixante, le lundi vingt-un juillet à minuit et demi, nous Michel-Martin Grimperel, avocat en parlement, conseiller du roi, commissaire au châtelet de Paris, en exécution des ordres à nous adressés par M. le lieutenant-général de (…) -
Le Cabaret des Bons Enfants, rue Zacharie - 1767
12 novembre 2012, par Léon la Lune9 Février 1767 — A une heure et demie après-midi, une maison sise rue de la Huchette, vis-à-vis de la rue Zacharie, tenant à main droite à la maison du sieur Delastre, marchand mercier, la dite maison connue sous le nom de Cabaret des Bons Enfants, s’étant subitement écroulée, ensevelit sous ses ruines environ 25 personnes, dont une douzaine au moins moururent sur le champ. Aussitôt ce malheur arrivé, on fut à la paroisse chercher le bon Dieu et l’extrême-onction qui furent déposés pendant 6 (…)
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Le maquilleur de brêmes - Conseils aux gens crédules - 1849
10 novembre 2012, par Léon la LuneUn de ces batteurs de pavés dont Paris fourmille, et qui ne sachant jamais en se levant aux dépens de qui ils passeront la journée, finissent toujours par la passer, et la passer douce.
Léon Moland flânait le long des quais, aux environs des nouvelles constructions de l’Hôtel-Dieu, lorsqu’il avisa un jeune campagnard qui, la bouche béante et les yeux ouverts en porte cochère, regardait, en paraissant s’extasier, les maisons nouvelles, les ponts suspendus et le panache enfumé des paquebots (…) -
Guet des veilleurs ou les truands - 1480
6 novembre 2012, par Léon la LuneCette chanson, cueillie dans le Nouveau Dictionnaire complet du jargon de l’argot ou le langage des voleurs dévoilés (Halbert d’Angers), 1848, rare petite plaquette, « a été faite par un écrivain distingué, qui a eu le malheur d’être trop longtemps privé de sa liberté, pour avoir cru à celle de la presse ». Elle est imitée du chapitre de Notre-Dame-de-Paris, par Victor Hugo.
Air de Tempête, de Lolsa Puget
I
D’Orsiny débride sa taverne, Rappliquez, ribaux, truands et goualeurs, Le (…) -
Le quartier Saint Séverin - 1901
6 novembre 2012, par Léon la LuneLà où s’étend maintenant la place Saint-Michel, s’extravasait, au Moyen Age, l’abreuvoir Mâcon. Adossé à la rue de la Huchette, il s’allongeait jusqu’à la rue de la Serpent, devenue rue Serpente, jusqu’à la rue de l’Aronde ou de l’Hirondelle, dont, un tronçon existe encore, tel qu’un couloir dévoûté, derrière l’une des maisons de la place qu’elle rejoint à la rue Gît-le-Coeur.
Dans cette rue de l’Aronde, ainsi nommée parce qu’une hirondelle peinte sur une enseigne se balançait à la porte (…) -
Vendeurs de tabac - Mégottiers - 1897
3 novembre 2012, par Léon la LuneA côté du vendeur de papier à lettres se place le vendeur de tabac, qui, lui, travaille seulement à Paris et ne va jamais en province.
Ce métier est assez peu connu et est, paraît-il, très productif.
Il occupe trois sortes d’ouvriers différents :
Les ramasseurs, les éplucheurs, les vendeurs.
Nous avons tous vu opérer le ramasseur, à la devanture des cafés ; il se faufile avec adresse entre les tables et y ramasse, sans gêner personne, les bouts de cigares et de cigarettes jetés là (…) -
Les chats du feu de la Saint-Jean
2 novembre 2012, par Léon la LuneSuivant un ancien usage, on suspendait à l’arbre du feu de la Saint-Jean, que l’on dressait sur la place de Grève, un tonneau, un sac ou un panier rempli de chats. On lit dans les registres de la ville de Paris :
« Payé à Lucas Pommereux, l’un des commissaires des quais de la ville, cent sous parisis pour avoir fourni, durant trois années finies à la Saint Jean 1573, tous les chats qu’il falloit audit feu, comme de coutume, et même pour avoir fourni, il y a un an, où le roi y assista, un (…) -
La confrérie de Saint-Nicolas - Saint Landry - La tour de Dagobert
25 octobre 2012, par Léon la LuneL’îlot de la Cité — et il en fut de même sur plusieurs fleuves et lacs de la Gaule — devint un sanctuaire ayant son autel vers le levant, à la croupe orientale, et comme sur la poupe même du vaisseau, qu’il protégeait. La grande Isis, cette divinité mystérieuse et universelle qui, sous des noms différents, se retrouve partout avec ses prêtres et son culte, en était la déesse.
Les fêtes d’Isis étaient célébrées à Lutêce avec le même rite qu’en Orient ; la barque sacrée glissait sur une des (…) -
Gustave Courbet par André Gill - 1883
23 octobre 2012, par Léon la LuneJ’ignore s’il eut en sa jeunesse des heures de fougue, d’emportement. Je ne l’ai connu qu’à la fin de l’Empire ; à ce moment il paraissait lourd, envahi par la graisse, épaissi.
Ses journées se suivaient, pareilles.
Couché tard généralement, il s’arrachait tard aussi, vers les neuf heures, aux discutables douceurs du lit de fer où il reposait dans un coin de son atelier.
Cet atelier — je crois qu’il n’en eut jamais d’autre à Paris — était situé à l’entre-sol d’une vieille maison de la (…)