Que d’anecdotes sur les Auvergnats ! Ils servent de tètes de Turc à toute la presse humoristique. Le Français, né malin, sacrifie tout à l’esprit. Il faut une cible à ses traits : il vise d’honorables compatriotes dont le nom seul, on ne sait pourquoi, chatouille la rate du dandysme parisien. Il ridiculise les descendants de ces fiers Avernes, qui furent les premiers soldats de la famille celtique, eurent pour génie la Liberté : Averni liberi, et fournirent à la Gaule un grand général contre (…)
Articles les plus récents
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Le bal des auvergnats - 1878
19 septembre 2012, par Léon la Lune -
La Cité au temps de François Villon
15 septembre 2012, par Léon la LuneDans le dédale des rues qui mènent de Notre-Dame au Palais, il faut signaler la rue de la Juiverie, car là se trouve la célèbre taverne de la Pomme de Pin. C’était alors la première taverne de Paris ; et Robin Turgis, également messager à pied du Trésor, la tenait. Robin avait donc des rapports avec les mêmes personnes que François, et sans doute il fut son ami, car l’écolier parisien pouvait boire à crédit à la Pomme de Pin.
La taverne avait une entrée presque en face de l’église de la (…) -
Naissance, à Paris, d’une nouvelle secte religieuse ; sort qu’elle éprouva - 1200
15 septembre 2012, par Léon la LuneEn 1200, la crédulité et le fanatisme marchaient de front avec l’anarchie. Il se manifesta, à Paris et ailleurs, une secte entièrement composée de prêtres. Ils niaient, disait-on, la présence réelle, croyaient inutiles la plupart des cérémonies de l’église, et ridicule le culte rendu aux saints et aux reliques. Les partisans de cette secte entraînèrent beaucoup de femmes et les induisirent à la fornication, en leur persuadant que tout ce qu’on faisait par charité n’était pas péché.
Un (…) -
Le Bœuf gras - 1739
12 septembre 2012, par Léon la Lune« À Paris & dans la plûpart des grandes villes du Royaume, les Garçons Bouchers de chaque quartier se rassemblent ordinairement tous les ans le Jeudi gras, & promènent par la Ville, au son des Instrumens, un Bœuf qu’il choisissent de belle encolure, & qu’ils parent de guirlandes de fleurs & autres ornemens ; On l’apelle à Paris, Le Bœuf gras, & dans plusieurs Villes de Province, Le Bœuf villé, parce qu’on le promène par la ville.
Cet usage, qui est fort ancien, (…) -
Les voleuses de grands magasins - 1912
10 septembre 2012, par Léon la LuneUn journal, Le Grand Illustré, du 30 décembre 1906, a donné un article fort intéressant sur les voleuses de grands magasins. Ce que cachent « les dessous d’une coquette ».
Les moyens qui seraient employés par ces véritables artistes du vol sont si ingénieux et demandent une telle habileté qu’ils sont mis en doute par plusieurs personnes compétentes que nous avons vues.
Ce n’est pas une raison pour que nous ne les fassions pas connaître à nos lecteurs. Les voici :
1° Un bloc de cire (…) -
Histoire admirable arrivée en la personne d’un chirurgien, qui fut condamné par justice, il y a environ quatre mois, comme homicide de soy-mesme - 1649
6 septembre 2012, par Léon la LuneDieu, dit le prophete, est aussi admirable en ses saincts qu’il est sainct en ses actions et judicieux en sa conduite sur les hommes ; nous avons des preuves de cette verité infaillible dans toutes les histoires, où nous remarquons que ce n’est pas d’aujourd’huy que le ciel mesnage nos vies et nos fortunes d’une manière qui nous est inconnue, et mesme que nous ne devons pas penetrer par respect. Mais l’histoire suivante, que je vais raconter et qui s’est passée en cette ville de Paris il y a (…)
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Séance de spiritisme dans la rue de Charenton - 1878
4 septembre 2012, par Léon la LuneNon, vraiment, il n’est pas permis de se moquer avec autant de cynisme de l’imbécillité humaine !
J’ai vu des spirites faire tourner des tables et des chapeaux, entrer dans une armoire et, ficelés comme Gulliver à Lilliput, jouer de toutes sortes d’instruments mystérieux ; mais ces aimables farceurs ne prétendaient pas ériger en doctrine leurs habiles tours de prestidigitation ; ils se contentaient d’étonner les badauds et d’exploiter leurs trucs jusqu’à ce que la malignité française les (…) -
Les souteneurs - 1893
1er septembre 2012, par Léon la LuneLa question qui se représente sans cesse à l’esprit, quand on s’occupe des souteneurs, est celle-ci : Comment les femmes qui se livrent au trafic de leur corps acceptent-elles ce parasite ?
Nous avons reçu à cet égard une déclaration qui nous a paru bien caractéristique et que voici, dans sa sincérité parfois triviale : « Je suis arrivée à Paris, venant de Bretagne, pour me mettre en place. J’avais eu le malheur d’avoir un enfant dans mon pays. J’appartenais à une famille de cultivateurs (…) -
Des filles publiques sous Philippe-Auguste
30 août 2012, par Léon la LuneCe roi, pour la sûreté de sa vie, menacée, dit-on, par les assassins du Vieux-de-la-Montagne, ou plutôt par une troupe de jeunes gens, que Richard, roi d’Angleterre, faisait élever dans l’art de braver la mort, en assassinant tous ceux que leur roi leur désignait, s’entoura d’hommes courageux, propres à défendre sa personne.
Ces hommes furent nommés les Ribauds. Leur chef portait le titre de Roi des ribauds ; il avait plusieurs emplois et prérogatives, au nombre desquelles les filles (…) -
Les Bals publics - 1857
13 août 2012, par Léon la Lune« Jeudi, dimanche et jours de fête, prix d’entrée, pour un cavalier, 50 centimes ; entrée libre pour les dames ; l’orchestre sera dirigé par le célèbre Gratouillard ; une mise décente est de rigueur. »
À toutes les barrières, dans toutes les banlieues qui environnent ce pauvre Paris, qui n’en peut mais, vous rencontrerez, placardée aux murs, entre une annonce du docteur Charles Albert et une récompense honnête pour bouledogue perdu, celle affiche, entourée de fleurs, et peinte en couleurs (…)