Charles VIII, par lettres du 4 septembre 1496, confirma cet établissement, qui fut en dernier lieu transféré au monastère de Saint-Magloire, rue Saint-Denis.
Les filles, pour être admises dans ce couvent, étaient tenues de faire des preuves suffisantes de leur libertinage, d’affirmer par serment prêté sur les saints évangiles, en présence du confesseur et de six personnes, qu’elles avaient mené une vie dissolue. On était fort rigide sur cette preuve. Il arrivait que des filles se (…)
Articles les plus récents
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Filles pénitentes - 1496
12 août 2012, par Léon la Lune -
Les bals auvergnats - 1922
3 août 2012, par Léon la LuneLa rue de Lappe est, près de la Bastille, une rue absolument auvergnate. Tous les chaudronniers, les ferronniers du Massif Central s’y donnent rendez-vous, et dans chaque boutique si on n’y vend de la ferraille on y trouve des salaisons du pays, qui donnent faim rien qu’à les voir pendues aux étalages, près des grosses miches de pain bis. Il y a aussi bien entendu beaucoup de marchands de vin, un des côtés de la rue leur appartient, les Auvergnats sont de rudes buveurs. C’est là que le soir (…)
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Cochons privilégiés
2 août 2012, par Léon la LuneDans les rues de Paris on voyait autrefois errer un grand nombre de cochons.
Un de ces animaux s’étant trouvé proche de Saint-Gervais embarrassé entre les jambes du cheval que montait Philippe, fils aîné de Louis-le-Gros, le cheval, effrayé, renversa son cavalier qui mourut de sa chute. Depuis cette époque il fut défendu aux habitans de Paris de laisser vaquer les cochons dans les rues.
Ceux des religieux Saint-Antoine furent honorablement exceptés. Ils pouvaient, une sonnette au cou et (…) -
L’argot du Temple - 1878
29 juillet 2012, par Léon la LuneLe Temple a son argot. Qui n’a le sien ici-bas, depuis la haute et basse pègre jusqu’à la haute politique ! L’explication de quelques-uns des vocables particuliers à celui du Temple aura l’avantage de jeter un grand jour sur des mœurs généralement fort ignorées.
Les savetiers ou marchands de savates, habitants du quatrième carré du Temple sont désignés sous le sobriquet de mastiqueurs parce qu’ils ne rapiotent pas comme les rapioteuses (raccommodeuses de vieilles nippes) ; la voix (…) -
Miettes de folk-lore parisien - Les chiffonniers - 1893
28 juillet 2012, par Léon la LuneLe chiffonnier, le vrai chiffonnier, le chiffonnier classique, portant hotte sur le dos, lanterne d’une main, crochet dans l’autre, est en train de disparaître de la capitale ; peut-être même n’existe-t-il plus, la boite Poubelle ayant porté un coup fatal à ce professionnel nocturne.
J’ai eu l’idée de questionner un vieux chiffonnier qui a pu compléter les expressions pittoresques que j’avais déjà recueillies et qui sont employées dans le métier.
À Paris, le chiffonnier est désigné (…) -
La manière dont la pègre maquille son truque pour poissencher les pantres - 1844
22 juillet 2012, par Léon la LuneNomenclature et explication des vols dont chaque jour tout le monde est victime principalement les commerçants.
Le vol à l’écornage
Ce genre de vol se fait assez souvent par des gamins. Voilà comment se fait le vol à l’écornage : ils s’approchent de votre magasin et mettent entre le bois et le carreau la pointe d’un couteau, en pesant dessus légèrement ils obtiennent sans bruit une petite fente, et ensuite en posant l’ongle du pouce dessus la fêlure, et pesant un peu, ils font filer la (…) -
Funambules étonnans
22 juillet 2012, par Léon la LuneIl parut, sous les règnes de Charles V et de Charles VI, des funambules étonnans. Christine de Pisan en parle avec admiration. Un d’eux voltigeait sur une corde tendue, depuis les tours de Notre-Dame jusqu’au palais. Il semblait, dit-elle, qu’il volât, aussi l’appelait-on le voleur.
Un jour, à l’entrée de la reine Isabeau de Bavière à Paris, il tendit une corde fixée à la cime d’une tour de Notre-Dame, et à une maison du Pont-au-Change, descendit pendant la nuit sur cette corde, en (…) -
Un café athlétique - 1898
17 juillet 2012, par Léon la LuneL’autre jour quelqu’un me dit :
-- Voulez-vous voir une des curiosités les plus originales du Paris inconnu, j’entends inconnu des boulevards, allez près de la place de la Nation au n°23 de la rue des Boulets, et entrez dans un petit café, à devanture très modeste, tenu par Noël, dit le Gaulois. Sur le comptoir vous déposerez 30 centimes et demanderez à pénétrer dans l’arrière-boutique. Là vous verrez, vous écouterez. Que verrai-je ?
-- Une grande salle formant un quadrilatère allongé, (…) -
Redécouvrir Paris ! par Jacques Yonnet - 1954
14 juillet 2012, par Léon la LuneAu dire des spécialistes, les meilleures volontés se désespèrent à tenter d’apprivoiser certains animaux : la baleine trop turbulente, l’escargot têtu et méprisant, le morpion très attaché certes, mais égoïste et volontiers sournois. Eh, bien, une ville, c’est pire encore. Des années durant, vous la frôlez, la caressez, la palpez, l’écoutez battre, jurer ou dormir : si votre frime ne lui revient pas, nib de braise. À tout jamais vous ignorerez son vrai visage. Les façades de brume et les (…)
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Danses dans les églises - 1429
13 juillet 2012, par Léon la LuneEn 1429, il se tint au collège des Bernardins un concile qui tendait à réformer plusieurs abus dans la discipline de l’église. Ces abus tiennent à l’histoire des moeurs, et méritent qu’on en conserve le souvenir.
Les prêtres de ce temps-là étaient fort adonnés aux jeux de hasard. Dans ce concile il fut fait défense à tous les ecclésiastiques de jouer aux dés, sous peine de payer l’amende d’une livre de cire, applicable à l’église, chaque fois qu’ils tomberaient dans cette faute.
Les (…)