« A côté des Halles, une autre population vit, composée d’éléments les plus hétéroclites, qui gravitent autour des Halles comme des frelons autour d’une ruche ; vendeurs de journaux, camelots les plus divers dont le nombre s’accroit de jour en jour, marchands de gâteaux, qui, par leurs appels et leurs exclamations, augmentent dans une large proportion le brouhaha des pavillons.
Quand ils se sont époumonés à crier leur marchandise, les uns et les autres vont se désaltérer à la marchande de (…)
Articles les plus récents
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Le père Lazare, camelot des Halles - 1888
16 avril 2012, par Léon la Lune -
Ripailles parisiennes : témoignage d’un ambassadeur italien, Jérôme Lippomano, accrédité à Paris par la République de Venise - 1557
14 avril 2012, par Léon la Lune« Les Français, dit-il, mangent peu de pain et de fruit, mais beaucoup de viande ; ils en chargent la table dans leurs banquets. Elle est, au reste, bien rôtie et bien assaisonnée d’ordinaire. On aime en France plus qu’ailleurs les pâtisseries, c’est-à-dire la viande cuite dans là pâte ; dans les villes et même dans les villages, on trouve des rôtisseurs et des pâtissiers qui débitent toutes sortes de mets tout prêts, ou du moins arrangés de manière qu’il ne leur manque que la cuisson.
Il (…) -
Les auvergnats à Paris, par Jacques Yonnet
14 avril 2012, par Léon la Lune« ... La communauté auvergnate, à quoi nous trouvons convenable d’ajouter les gens de la Creuse, du Limousin, de l’Allier, fixée dans la région parisienne, dépasse six cent mille âmes. « Ils sont partout », récriminent les mal intentionnés. Etonnez-vous donc !...
Il nous semble intéressant de jeter un regard rapide sur les « ancêtres » de cette multitude. Et amusant de révéler que la première « raison sociale » attribuée à un commerce eut un Auvergnat pour bénéficiaire.
C’était aux temps (…) -
La légende du Pont-aux-Oiseaux
14 avril 2012, par Léon la LuneIl y avait à Paris un pont, connu sous le nom de Pont Marchand ; il avait remplacé le Pont-aux-Meuniers ; le populaire l’avait baptisé du nom de Pont-aux-Oiseaux. Il avait été construit par le capitaine Marchand, comme l’indiquait une table en marbre, placée à son extrémité, et sur laquelle on lisait ce distique :
Pons olim submersus aquis, nunc mole resurgo. Mercator fecit, nomem et ipse dedit. 1609.
Les anciens ponts étaient bordés de maisons, de telle sorte que le passant ne se (…) -
Prospectus de Scot Romain à la foire Saint Germain - 1681
11 avril 2012, par Léon la LuneLA TROUPE ROYALE DU GRAND SCOT ROMAIN
Vous donnera tous les jours les mêmes divertissemens qu’elle a donnés à Sa Majesté Très-Chrétienne, à toute la Cour et à toutes les Têtes couronnées de l’Europe et d’Asie.
Le Grand Scot boira une quantité incroyable d’eau qu’il convertira en toute sorte de vin, en laict, en bierre, en ancre, en eaues odoriférantes de plusieurs senteurs.
Il fera aussi chaque jour l’une des merveilles suivantes :
Il fera sortir de sa bouche : de la salade aussi (…) -
Le miraculé de la Place Maubert - 1528
11 avril 2012, par Léon la Lune« Le samedi 19 septembre 1528, on pendit à la place Mauber un jeune garçon du pays d’Anjou, âgé seulement de vingt et un ans jusqu’ici rien que de très ordinaire, « mais par le vouloir de Dieu et de la Vierge Marie Nostre-Dame-de-Recouvrance des Carmes, à laquelle il s’estoit recommandé quand on le pendist, il fut ressuscité ; c’est assçavoir qu’il fut pendu et estranglé, et que le bourreau le laisa pendu bien l’espace de demie heure.
Le vallet dudict bourreau le descendit de ladicte (…) -
Les rues de Paris en 1928
9 avril 2012, par Léon la Lune -
Le père Gras-Boyau - Alex. Privat d’Anglemont - 1849
9 avril 2012, par Léon la Lune« Tous ceux qui ont flâné dans Paris ont connu le père Gras-Boyau, le doyen des avaleurs, cet étrange vieillard au masque si comique, descendant direct d’une des premières familles de France, et le plus intrépide avaleur d’échelle et mâcheur d’étoupes enflammées de toutes les places du monde. A soixante-dix-sept ans, cet habile équilibriste exécutait encore sur les quais et au carrefour de l’Observatoire, la périlleuse danse des œufs, les yeux bandés, sans en fêler un seul pour l’omelette de (…)
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Le testament de Privat d’Anglemont - 1859
8 avril 2012, par Léon la Lune« En 1856, un soir, en sortant d’un théâtre du boulevard du Temple, il était arrêté par des rôdeurs de nuit, qui, le prenant, les imbéciles ! pour un capitaliste, le renversèrent, le rouèrent de coups et le laissèrent pour mort. – On dut le transporter à l’Hôtel-Dieu, où il fut trois mois à se remettre.
Un autre soir, en descendant le trottoir, près du faubourg Montmartre, il se cassa la jambe et dut aller, pendant trois mois encore, à l’hôpital mais, cette fois, à Saint-Louis.
Un (…) -
Les lions du Jour : physionomies parisiennes - Les oubliés de Delvau - 1867
7 avril 2012, par Léon la LuneAux dédaignés et aux oubliés de ce livre
Ils sont nombreux plus nombreux que ceux auxquels j’ai accordé la préférence. Je voudrais pouvoir donner au moins leurs noms, mais la place me manquerait. Je veux seulement utiliser la place qui me reste encore par quelques mentions honorables faites au hasard de mes souvenirs, sans tenir compte de la chronologie, qui m’embarrasserait trop.
Je cite donc :
Paganini, le célèbre artiste, sur le compte duquel coururent tant de cancans mystérieux à (…)